Formation - Mode alimentaire pauvre en FODMAPs

5/ Le mode alimentaire pauvre en FODMAPs

Principes et fondements – Régime sans FODMAP – Présentation du mode alimentaire pauvre en FODMAPs – 5/ Le mode alimentaire pauvre en FODMAPs.

1/ LIMITER LES CONSEQUENCES DU SYNDROME DE L’INTESTIN IRRITABLE.

 

Présentation du contexte.

Dans la dernière publication intitulée “4/ Définition, diagnostic et traitement du SII. », je vous présentais le rôle de notre alimentation dans le déclenchement de nos symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Ces faits peuvent être facilement illustrés par de nombreux constats des personnes souffrants de ces pathologies qui constatent le rapport de causalité entre ces deux phénomènes. Certains aliments, déclenchent certains symptômes de la pathologie.

 

Choisir de modifier son alimentation.

À la suite de ce constat, de nombreuses personnes souffrant de ces maux, souhaitent modifier leur alimentation afin de limiter les effets déclencheurs de leurs crises et pouvoir à terme limiter, voir supprimer leur médication. Cela nous permet de nous réapproprier en partie notre santé et de reprendre un peu le contrôle des évènements concernant nos problèmes digestifs. D’avoir un impact sur les évènements et ne plus seulement les subir sans pouvoir agir.

 

Choisir la médication.

D’un autre point de vu, de nombreuses personnes préfèrent prendre régulièrement et consciencieusement les médicaments proposés afin de contenir les inflammations et espérer éviter les déclenchements de crampes ou de ballonnements lors de la consommation de certains aliments. Cela leurs permet normalement de ne pas avoir à se soucier des aliments consommer et de pouvoir continuer à agir comme ils l’ont toujours fait. Cette solution est beaucoup plus simple, ne demande pas d’engagement personnel et devrait être efficace.

 

Une pathologie chronique.

Malheureusement, nous savons bien qu’il n’y a pas de solutions miracle, que les médicaments qui nous sont proposés limitent temporairement l’action de certains symptômes, dans la limite d’une certaine quantité de déclencheurs. Mais si nous consommons trop d’aliments irritant, la crise tout de même de se déclencher sans que nous ne l’ayons envisagé. De plus, notre pathologie étant incurable, nous devrons prendre ces médicaments durant toute notre vie, car lors d’un oublis nos symptômes qui était médicalement maîtrisés se feront presque immédiatement ressentir, pour nous rappeler leur présence et notre état.

 

Les effets secondaires des médicaments.

Un autre aspect d’une prise de médicaments à très long termes (à vie), sont les effets secondaires que peuvent engendrer les molécules des produits pharmaceutiques que nous ingérons tous les jours, toute l’années, toute notre vie…

Demander à votre médecin, ou à votre pharmacien, les conséquences prévisibles à long termes à la suite de l’ingestion de ces médicaments indispensables…

 

 

Médicaments

Le coût des médicaments.

Sans parler du coût de ces traitements qui est très souvent très onéreux. Même si en France, nous avons la chance de disposer d’un régime maladie qui prend en charge l’intégralité du coût de ces médicaments quand vous êtes déclaré en Affection de Longue Durée. Demander à votre pharmacie le coût de ces fameuses pilules… vous serez surpris…

 

Mon choix.

Personnellement, j’ai souhaité reprendre le contrôle des évènements et ne pas devenir dépendant de médicaments qui vont causer beaucoup de dégâts à mon corps. Pour moi le changement de mode alimentaire pour adapter mes actions à la capacité de mon organisme et devenir conscient de ma responsabilité par rapport à mon état de santé ou de maladie.

 

Votre choix.

Mais cette décision reste un choix individuel et personnel que chacun d’entre nous doit faire individuellement en toute conscience. Et si vous êtes indécis, pourquoi ne pas allier les deux. Commencer peut-être à modifier doucement vos habitudes alimentaires, tout en poursuivant votre traitement médical afin d’être sûr de ne pas déclencher de symptômes.

 

Tout est possible, la décision vous appartient. 😉

 

 

Quelques règles simples pour améliorer notre situation

Sans parler d’appliquer le mode alimentaire pauvre en FODMAPs sachez que le respect de quelques petites règles simples en termes d’alimentation, pourrons déjà vous apporter beaucoup de résultats, pour soulager certains de vos symptômes en liens avec le SII.

Nous allons recenser ensemble dans les lignes qui suivent quelques-unes de ces règles.

 

Ne mangez pas en trop vite et en trop grande quantité.

Avaler rapidement sans mâcher de grandes quantités d’aliments, risque fortement de vous exposer à certains symptômes du SII. Si vous mangez doucement, dans le calme une quantité raisonnable d’aliments. Il est probable que vous allez consommer moins de produits contenant des FODMAPs et d’autres aliments déclencheurs de vos crises. De plus, vous allez vous assurer une meilleure digestion et de ce fait limiter les risques de fermentations néfastes.

 

Ne mangez pas trop de graisses et ne buvez pas trop de caféine ou d’alcool.

Après avoir consommé beaucoup de graisse, il est très probable si vous souffrez du SII, que vous allez être ballonné et avoir des douleurs au ventre.

Que faire pour l’éviter ?

Il convient simplement d’éviter de consommer des aliments trop riches en graisses. Afin de minimiser le risque de déclencher des symptômes, il faut consommer raisonnablement et avec modération les graisses, la caféine et l’alcool. 😉

 

Stress - Frustration - Fatigue

 

Ne soyez pas stressé ou énervé lors de vos repas.

Que ce soit au déjeuner ou au dîner, évitez absolument les sujets qui fâchent ou qui stressent lors de vos repas. Concentrez-vous sur votre activée présente et dégustez délicatement et doucement vos mets en appréciant l’instant présent et en vous régalent lors de chaque bouchée de la saveur de vos aliments.

 

Ne mangez pas à des horaires et des fréquences variables.

Essayez de manger à des horaires et à une fréquence régulière. Cela permettra à votre estomac de ne pas être pris au dépourvus lors de votre repas et de disposer de suffisamment de sucs gastriques pour digérer convenablement vos aliments. De plus, si vous faites l’impasse sur un repas, puis vous avalez goulument et rapidement dans l’angoisse de manquer de nourriture, votre prise alimentaire risque de mal se passer. 🙁

Privilégiez des prises alimentaires régulières dans des quantités raisonnables. 😉

 

 

2/ PRESENTATION DU MODE ALIMENTAIRE PAUVRE EN FODMAP.

 

Première approche du mode alimentaire pauvre en FODMAPs.

 

Notre expérience instinctive.

Bien souvent les personnes qui comme nous souffrent d’un SII, connaissent certains des aliments qui posent problèmes et déclenchent nos symptômes.

Pourquoi ?

Tous simplement car ces aliments déclenchent nos symptômes, alors au bout de deux ou trois reprises, on se doute de l’origine et bien souvent on commence à ajuster nos choix sans même trop y penser. Instinctivement. 😉

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Les bases originelles du mode alimentaire pauvre en FODMAPs.

Eh bien, cette manière de procéder correspond à la base du mode alimentaire pauvre en FODMAPs. Par la suite, il a été amélioré et optimiser pour être plus efficace. Mais l’idée de base est bien là, il s’agit de sélectionner les aliments qui nous posent personnellement des problèmes, pour définir notre mode alimentaire personnel idéal. 🙂

 

FODMAP

 

Première approche du mode alimentaire pauvre en FODMAPs.

Nous avons donc tous déjà d’une certaine manière commencer à expérimenter le mode alimentaire pauvre en FODMAPs et pus découvrir les avantages de cette approche pour éviter nos problèmes liés au SII.

J’ai la joie de pouvoir vous annoncer que vous avez instinctivement pris la bonne direction. De plus, il a été démontré scientifiquement par plusieurs études que le mode alimentaire pauvre en FODMAPs est efficace pour réduire et éviter nos symptômes du SII à court terme, mais aussi et surtout à long terme, sans effets secondaires. 😉

 

 

Qui a inventé le mode alimentaire pauvre en FODMAPs ?

Ce mode alimentaire a été inventé et optimisé par deux chercheurs australiens. Il s’agit de Peter Gibson et Sue Shepherd, qui font partis de la Monash University de Melbourne. La première publication concernant ce mode alimentaire a été publié en 2005 dans la revue médical The Lancet.

Depuis cette date, de nombreuses informations et données scientifiques ont été collectés et accumulées, pour permettre d’optimiser la mise en application de ce mode alimentaire afin de parfaire les résultats obtenus par son application. Pour notre bien-être, afin de mieux vivre avec notre pathologie sans appréhender en permanence le déclenchement d’une crise.

 

Monash University

 

Que veut dire l’acronyme FODMAPs ?

Le processus simplifié de déclenchement d’une crise.

Comme vu précédemment, les aliments auquel nous somme intolérant stimulent notre système digestif et peuvent déclencher nos symptômes liés au SII. Souvent ces substances favorisent une augmentation de la quantité de liquide qui pénètre dans nos intestins. Ce qui permet aux bactéries de notre flore intestinale de fermenter ces liquides et de générer des gaz qui vont provoquer des flatulences. Ces phénomènes vont provoquer un gonflement de nos intestins, qui va souvent déclencher des crampes abdominales.

 

 

Les responsables sont des glucides à chaine courte.

Nos symptômes sont essentiellement stimulés par un groupe de glucide à chaîne courte, qui est très fermentescible et de plus est faiblement absorbé par notre système digestif. Plus simplement, ce sont des sucres qui ne sont pas digéré et servent à nourrir des bactéries de notre flore intestinale présente dans nos intestins. Ce sont ces différents types de sucres que l’on nomme les FODMAPs.

 

FODMAP

 

Quelle est la définition de l’acronyme FODMAPs.

La signification de cet acronyme est en anglais :

« Fermentable by colonic bacteria Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And polyols. »

 

N’étant pas un parfait anglophone, je vous propose ci-dessous, la traduction de ces termes en français :

« Oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles par la flore intestinale »

 

Malheureusement ces mots techniques, ne semblent pas réellement beaucoup plus compréhensibles, pour la majorité d’entre nous. 😉

 

En d’autres mots cela veut dire :

Les oligosaccharides.

Il s’agit de chaînes de sucres de telles que des fructanes et des galacto-oligosaccharides (GOS). Qui sont surtout présents dans de nombreux légumes, des légumineuses et des céréales.

 

Les disaccharides.

Cette fois, il s’agit d’une chaine courte comprenant deux sucres. Elle se nomme lactose et est composée de galactose et de glucose. On la trouve souvent dans le lait et les produits laitiers.

 

Pas de fructose

 

Les monosaccharides.

Cette chaine ne comprend qu’un seul sucre. Il se nomme le fructose et est essentiellement présent dans certains fruits, ainsi que des agents sucrants.

 

Les polyols.

A présent, il s’agit de différents sucres-alcool, qui se nomment : le sorbitol, le mannitol, le maltitol, le xylitol, le poly-dextrose et l’isomalt. Ces différents sucres-alcool sont souvent présents dans de nombreuses confiseries à base de sucre.

 

NON au Polyols

 

Les fermentescibles.

Enfin, nous terminons avec les fermentescibles, qui comme son nom l’indique sont les aliments qui vont provoquer d’importantes fermentations dans notre intestin. Il s’agit essentiellement de glucides qui n’ont pas été complètement digérés dans l’intestin grêle.

 

 

En deux mots, que sont ces FODMAPs ?

Les FODMAPs sont essentiellement un groupe de glucides à chaîne courte, fermentescibles et faiblement absorbés. Peu digestes pour l’humain, ils arrivent presque intacts jusqu’à un endroit de t’intestin où ils servent de nourriture aux bactéries locales. En d’autres termes, ce sont des sucres qui ne se digèrent pas et qui nourrissent les bactéries présentes dans les intestins. Ces sucres sont désignés sous l’acronyme FODMAPs.

 

Une définition simple pour acronyme pour « Oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles par la flore intestinale ».

Si vous avez des difficultés pour retenir la définition de tous ces mots, sachez simplement que « saccharides » signifie « sucres ». Pour les différencier on retient que monosaccharide, correspond à une sorte de sucre. Les disaccharides contiennent deux sortes de sucre. Les oligosaccharides en contiennent moins de dix. Et les polyols sont des sucres-alcools, c’est à dire des sucres associés à des molécules d’alcool. Présenté ainsi, cela parait déjà plus facile à retenir et à comprendre. 😉

 

 

3/ QUEL EST LE COMPORTEMENT DES FODMAPs DANS NOS INTESTINS ?

Que font les FODMAPs dans nos intestins.

Ils sont difficilement absorbés par notre intestin grêle.

Cela signifie que la plupart des molécules constituant les FODMAPs quittent l’estomac, puis pénètrent dans l’intestin grêle.  Dans l’intestin grêle, ils ne sont pas absorbés, car ces molécules sont trop difficiles à fragmenter, ou que cela prendrait trop de temps à notre organisme.

 

Intestin irrité

 

La dégradation du lactose.

Nous ne sommes pas tous égaux face aux FODMAPs. Pour certains l’absorption du fructose est un processus assez long, mais pour d’autre il est encore plus long et de ce fait il ne se réalise pratiquement pas. Cela vient du fait que nous sommes nombreux à ne plus fabriquer suffisamment d’enzymes capable de dégrader le lactose.

 

Les polyols.

Les polyols qui ne sont pas absorbés dans l’estomac, franchissent généralement directement la paroi de l’intestin grêle. Mais, là également nous ne sommes pas tous égaux et chez certaines personnes, ils ont tendance à stagner dans l’intestin grêle.

 

Les fructanes et les galacto-oligosaccharides (GOS).

Quant aux fructanes et aux galacto-oligosaccharides, ils ne sont pas digestibles par l’homme et sont par conséquent pas, ou mal absorbés.

 

 

Ils créent un appel d’eau dans notre intestin.

Les FODMAPs sont de petites molécules concentrées qui sont mal ou pas absorbés par l’organisme. Si on en absorbe en grande quantité notre organisme voudra les « diluer » en faisant entrer de l’eau dans le système gastro-intestinal. Cet excès de liquide va favoriser les diarrhées et stimuler les contractions musculaires de nos intestins.

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4/ Définition, diagnostic et traitement du SII

 

 

Ils nourrissent certaines bactéries dans notre gros intestin.

Ces FODMAPs, tout comme les fibres vont nourrir des milliards de bactéries présents dans notre intestin. Lors de cette digestion, ils vont produire des gaz (hydrogène, dioxyde de carbone ou méthane), dont certains sont bénéfiques. Mais étant donné que les FODMAPs sont des molécules à chaînes courtes, elles vont fermenter très rapidement. Alors que les fibres qui ont des molécules à chaîne longues, vont prendre beaucoup plus de temps pour fermenter.

 

 

L’effet cumulatif des FODMAPs.

Bien souvent, nous consommons simultanément plusieurs types de FODMAP lors d’un même repas. De ce fait, il convient de prendre en compte l’aspect cumulatif de toutes ces molécules dans notre intestin. Il faut donc considérer tous les FODMAPs présent dans l’ensemble des aliments que nous allons consommer. Car les effets de distension intestinal généré par chacun, vont s’additionner au cours de notre repas.

 

Un exemple concret.

Lors d’un repas, une personne qui digère difficilement le lactose et absorbe mal le fructose, va ingérer des aliments contenant du lactose, des fructanes, des polyols, des GOS et du fructose. Lors de son repas les effets de tous FODMAPs vont s’additionner et cette personne aura un effet sur ses intestins qui sera 1 + 1 + 1 + 1 + 1 = 5 fois plus grands que si elle n’avait consommé qu’un des aliments contenant l’un ou l’autre de ces FODMAPs.

 

Conclusion

 

Conclusion.

C’est pourquoi, si vous décidez de modifier votre alimentation, vous devez impérativement tenir compte de tous les FODMAPs présents dans tous les aliments que vous allez consommer lors de votre repas.

 

 

Des études démontrent l’effet des FODMAPs dans nos intestins.

La fermentation des FODMAPs.

C’est facile à voir, mais je vous l’accorde, fort peu ragoûtant ! Il suffit de prélever des selles, de les mélanger pour obtenir une espèce de boue homogène. Et d’y ajouter n’importe quel FODMAPs. Sans attendre-les bactéries intestinales présentent vont se mettre à l’œuvre pour débuter le processus de la fermentation. Au fur et à mesure que les FODMAPs disparaissent, des gaz et des acides sont produits.

 

Certains n’absorbent pas les FODMAPs.

Plusieurs études ont été menés chez des personnes ayant subi une iléostomie, c’est-à-dire une ablation du gros intestin et la pose d’une poche, ou d’un anus artificiel, dans laquelle les matières en provenance de l’intestin grêle sont directement évacuées. Lors de ces études, il a été constaté que chez un certain nombre de ces personnes, pratiquement tous les FODMAPs présents dans leurs aliments se retrouvent dans leur poche. De ce fait, il a été possible de conclure que certains n’absorbent pas les FODMAPs.

 

constipation - diarrhée

 

La diarrhée et les FODMAPs.

Une autre étude a été réalisé par l’université Monash pour démontrer que les FODMAPs peuvent gérer des diarrhées. Pour cela, ils ont sélectionné des personnes ayant subies une iléostomie (ablation du gros intestin et la pose d’une poche), qui n’absorbent pas les FODMAPs (voir le paragraphe ci-dessus).

Ensuite, ils leurs ont fait consommer des aliments riches en FODMAPs, puis pauvre en FODMAPs et vice-versa pour constater l’état de leurs selles. Les constats ont démontré que lors des repas contenants beaucoup de FODMAPs, les matières récoltées dans la poche sont plus liquides que lors des repas avec une teneur pauvre en FODMAPs.

On peut donc conclure qu’une forte consommation de FODMAPs augmente la quantité de liquide présent dans les intestins. De ce fait, le risque de déclencher une diarrhée est plus important chez ces personnes.

 

La fermentation et les FODMAPs.

Une autre étude détermine l’influence des FODMAPs sur la fermentation de nos aliments et la production de gaz. Pour déterminer ces quantités ils ont mesuré la quantité d’hydrogène présente dans l’air expiré par les personnes ayant participé à cette étude. Tous ont consommés des aliments contenant la même teneur en fibres et en féculents. Mais certains ont consommés des aliments riches et les autres des aliments pauvres en FODMAPs.

L’hydrogène contenu dans l’air expiré provient des gaz produits par les bactéries intestinales. Or seule la fermentation de glucides par les bactéries intestinales permet de produire de l’hydrogène dans notre organisme. Ils ont donc mesuré le taux d’hydrogène dans l’air expiré par des volontaires en bonne santé mais aussi par des personnes souffrant du SII. Dans les deux cas, le taux d’hydrogène était plus élevé pour les personnes ayant consommé des aliments riches en FODMAPs que pour les sujets ayant consommé des aliments pauvres en FODMAPs.

 

 

NO Fodmap

Expérimentation du mode alimentaire pauvre en FODMAPs.

Une expérimentation a été réalisée avec des personnes souffrants du SII pour vérifier les effets du mode alimentaire pauvre en FODMAPs. Dans ce but, ils ont sélectionné des sujets touchés par cette anomalie fonctionnelle et leur ont expliqué comment suivre le mode alimentaire pauvre en FODMAPs.

À la suite de cette expérimentation, quatre personnes sur cinq, n’ont eu aucune difficulté à le suivre ce mode alimentaire sur plusieurs mois, voire plusieurs années. 😉

Trois personnes sur quatre ont reconnu avoir été soulagées. Car ils ont eu moins de douleurs, moins de ballonnements et un meilleur transit qu’avant l’application de ce mode alimentaire. 🙂

Les résultats obtenus sont nettement supérieurs à ceux observés après un traitement médicamenteux ou thérapeutique. Mais ce n’était qu’un début, car convenait à présent de démontrer que les améliorations étaient bien réelles et ne pouvaient être assimilées à un effet placebo.

 

Une nouvelle étude pour officialiser les résultats obtenus.

Cette première étape franchie, ils ont voulu démonter plus concrètement et officiellement les résultats obtenus lors de l’application du mode alimentaire pauvre en FODMAPs.  Afin de valider officiellement si les personnes comprenaient le pourquoi et le comment de ce mode alimentaire. S’il était à la portée de tous et s’il soulageait véritablement les symptômes du Syndrome de l’Intestin Irritable (SII).

 

Une étude en double aveugle a été réalisée.

Nous avons donc demandé à vingt-cinq personnes qui avaient noté une amélioration de leur état de participer à une nouvelle étude randomisée, en double aveugle, et contrôlée. Concrètement, ces vingt-cinq personnes allaient ou non consommer des aliments contenant des FODMAPs. Comme elles, nous ignorions ce qu’elles consommaient.

 

Le mode alimentaire pauvre en FODMAPs et la malabsorption du fructose.

Pendant vingt-deux semaines, ces personnes qui souffraient toutes d’une malabsorption du fructose, n’ont consommé que des aliments sans FODMAPs.

Puis, pendant deux semaines, elles ont consommé avec leur repas une boisson ne contenant que des fructanes.

Ensuite, pendant deux autres semaines, une boisson ne contenant que du fructose.

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Petit questionnaire pour déterminer si une alimentation pauvre en FODMAPs peut vous aider ?

Puis, pendant deux semaines encore, une boisson contenant des fructanes et du fructose.

Et enfin, pendant les deux dernières semaines, une boisson ne contenant que du glucose (la boisson placebo).

La majorité des individus, absorbent le glucose sans aucun problème. Les quatre boissons ont exactement le même goût et une fois encore, tout comme les sujets testés, nous ignorions quelle boisson leur était proposée. Chaque jour, chaque personne devait scrupuleusement noter l’intensité des symptômes ressentis.

 

Les résultats.

Nous sécurisons toutes les résultats à la fin de l’étude pour éviter qu’ils puissent être modifiés. C’est alors que nous avons découvert quelle boisson avait été administrée à telle ou telle personne.

L’analyse des résultats a montré que, lorsque les sujets testés consommaient des boissons contenant des FODMAPs, les symptômes étaient plus forts que lorsqu’ils ne buvaient que des boissons à base de glucose.

Les effets étaient similaires, qu’ils boivent des boissons avec des fructanes seuls ou du fructose seul. Cela prouve à ceux qui en doutaient encore que le fructose n’est pas le seul responsable des symptômes).

Autre constatation : les effets du fructose et des fructanes s’additionnent (autrement dit, les symptômes empiraient lorsque les sujets consommaient une boisson contenant du fructose et des fructanes).

 

The Lancet

 

Publication des résultats.

Nous publions les résultats dans une revue médicale scientifiques internationale. Les effets délétères des FODMAPs sont aujourd’hui connus et reconnus.

 

Le mode alimentaire pauvre en FODMAPs et les autres pathologies liées au SII.

Ces études ont démontré que le mode alimentaire pauvre en FODMAPs a des effets positifs chez la majorité des personnes touchées par le SII. Même s’ils ne souffrent pas d’une malabsorption du fructose. Ces effets sont aussi ressentis par les personnes qui sont touchées par le SII et une maladie intestinale inflammatoire telles que la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn.

 

Optimisation du mode alimentaire pauvre en FODMAPs.

Après toutes ces études et la publication des résultats dans des revues médicales.  Les chercheurs de la Monash University ont poursuivi leurs recherches afin de définir la teneur en FODMAPs des aliments les plus consommés. Afin de pouvoir élaborer une nouvelle version du mode alimentaire pauvre FODMAPs. Ce travail de longue haleine est toujours en cours. Au fur et à mesure qu’il progresse, ils mettent en ligne les résultats de toutes ces recherches.

 

Monash University

 

 

Liste des FODMAPs de la MONASH University

https://www.monashfodmap.com/about-fodmap-and-ibs/high-and-low-fodmap-foods

 

 

4/ QUELS ALIMENTS PRIVILÉGIER DANS LE CADRE DU MODE ALIMENTAIRE PAUVRE EN FODMAPs ?

Les quantités indiquées ci-dessous correspondent à l’apport maximum tolérable sans risque de réaction. L’absence de parenthèses indique qu’il n’y a pas de limite maximale, excepté pour les fruits (1 portion par repas).

 

Fruits

 

Les fruits.

Avocat (¼), banane, myrtilles, caramboIe, cerises (3), durian, pamplemousse, raisin, melon d’Espagne. Kiwi, citron, citron vert, longanes (10), litchis (5), mandarine, orange, fruit de la passion, papaye, grenade (1/2), framboises, melon Cantaloup, fraises, tangerine, tomate.

 

Légumes

 

Les légumes.

Luzerne, pousses de bambou, pousses de soja, betterave rouge (4 rondelles), Bok choy (choux de chine), brocoli (50 gr), choux de Bruxelles (50 gr), poivron, carotte, céleri (1 branche), chayotte également appelée cristophine aux Antilles et en Guyane, choy sum (épinard chinois), maïs doux (1/2 épi), concombre, aubergine, fenouil (50 gr), haricots verts, salade (laitue, iceberg), courge, olives, panais, petits pois (40 gr), pomme de terre, citrouille, blettes, épinards, oignons vert (uniquement la partie blanche), courges, rutabaga, patate douce (40 gr), taro, tomate, navet, igname.

 

Les produits laitiers.

Lait sans lactose, lait de riz, fromages à pâte dure, brie, camembert, yaourts sans lactose, glaces, sorbets, beurre, margarine.

 

Les céréales et produits à base de céréales ou de féculents.

Pain, céréales pour le petit-déjeuner sans gluten, arrow-root, sarrasin, maïs, millet, avoine polenta, pomme de terre, quinoa, riz, sorgho.

 

Les édulcorants.

Sucre (saccharose), glucose, stevia et tout autre édulcorant artificiel dont le nom ne se termine pas en « ol » (aspartame).

 

Les autres aliments.

Huile infusée à l’ail (substitut de l’ail ou de l’oignon) ; herbes aromatiques et épices fraîches ou déshydratées, ciboulette, gingembre, sirop d’érable ou sirop de sucre ambré (substitut du miel).

 

5/ APPLIQUER LE MODE ALIMENTAIRE PAUVRE EN FODMAPs SEUL OU EN ETANT ACCOMPAGNE ?

 

Docteur

 

Faire appel à un naturopathe, un diététicien ou un nutritionniste.

 Vous avez des doutes, des appréhensions avant de vous lancer ?

Si vous n’êtes pas sûr de vous, ne commencez pas à appliquer le mode alimentaire pauvre en FODMAPs à l’aveuglette. Il est préférable de consulter préalablement un professionnel de la santé. Cela peut être un naturopathe, un diététicien ou un nutritionniste ayant une parfaite connaissance du syndrome de l’intestin irritable. Il saura identifier les aliments susceptibles de déclencher un symptôme. De plus, il veillera à ce que vous ne souffriez d’aucune carence nutritionnelle. Informez-le, dès la première consultation, de votre intention de suivre ce mode alimentaire.

 

Vous êtes sûr de vous et êtes bien renseigné ?

Si vous êtes sûr de vous et pensez être bien renseigné sur la nutrition et la composition de repas équilibrés. Il est possible d’essayer d’appliquer le mode alimentaire pauvre en FODMAPs seul. Mais ont obtiens généralement de meilleurs résultats quand on le met en place avec l’assistance d’un professionnel de la nutrition. Comme par exemple un naturopathe, un diététicien ou un nutritionniste qui connait la démarche de ce mode alimentaire spécifique.

En effet, même si mes nombreuses publications vous seront très utile pour le mettre en pratique. Je vous recommande de consulter un professionnel de la nutrition, pour vous conseiller et vous rassurer en cas de doute. Cette assistance sera d’autant plus utile, si vous avez d’autres problèmes de santé liées ou non avec le SII.

Il analysera vos habitudes alimentaires actuelles. Puis, il pourra mettre en évidence les principaux aliments qui peuvent être responsables de vos problèmes. Et vous suggérer des substituts appropriés. Il pourra aussi s’assurer que vous n’avez pas de carences lors de votre adaptation du mode alimentaire pauvre en FODMAPs. Et répondra à toutes vos questions sur cette approche.

 

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

 

Plus jamais mal au ventre avec le régime FODMAPS

 

 

 

A bientôt pour découvrir et essayer le mode alimentaire pauvre en FODMAPs.

 

 

Thierry KLETHI - Blog La santé en mangeant

A très bientôt,

Thierry Klethi

La santé en mangeant

 

 

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