Définitions

Cancer 

Définition – Cancer 

 

CANCER. 

 

Aujourd’hui, je vous présente la définition du mot Cancer. 

 

Le cancer. 

Est une maladie qui a pour mécanisme une prolifération cellulaire anarchique, incontrôlée et incessante. 

Cette prolifération anarchique du cancer s’oppose à la prolifération contrôlée, harmonieuse et le plus souvent intermittente qui caractérise les tissus normaux et qui lieu que pour réparer les pertes cellulaires accidentelles par plaie ou agression et les pertes naturelles par vieillissement.  

Le terme cancer recouvre un vaste ensemble de maladies. Elles sont cataloguées selon les cellules et les tissus à partir desquels les cancers se forment. La tumeur développée dans un organe (tumeur primitive) va se greffer à distance sur d’autres organes (cerveau, poumon, foie, etc.), en passant par les voies lymphatiques ou sanguines.  

Ces tumeurs secondaires, qui reproduisent la structure de la tumeur mère, s’appellent des métastases. 

 

Fréquence. 

Dans les pays industrialisés, le cancer est la deuxième de mortalité après les maladies cardiovasculaires.  

On note, en Europe et en Amérique du Nord, la prédominance des cancers du poumon, attribuables pour 90 % tabagisme, des cancers colorectaux, probablement liés, en partie, à l’alimentation, et des cancers du sein, aux causes peu claires encore. En Afrique, on relève la fréquence des cancers du foie dans les zones d’endémie de l’hépatite B et celle des cancers du col de l’utérus dans les pays où la natalité est élevée et où l’hygiène est encore défaillante, ce qui a pour conséquence un taux élevé de maladies sexuellement transmissibles (papilloma ou herpès) qui peuvent être à l’origine de ces cancers.  

 

Causes. 

Les cancers sont causés par l’exposition à des virus, à des substances naturelles ou chimiques, à des rayonnements. Cela a pour effet d’induire des mutations ou expressions inappropriées de divers gènes appelés oncogènes, impliqués dans la prolifération des cellules, dans leur différenciation et dans la régulation de ces phénomènes. Les oncogènes sont normalement sous le contrôle de gènes inhibiteurs, les antioncogènes, qui peuvent être perdus ou subir eux-mêmes une mutation sous l’action des agents énumérés plus haut, leur fonction s’en trouvant réduite. Mais ces antioncogènes peuvent manquer de façon héréditaire, ce qui explique en partie l’existence de prédispositions familiales à certains cancers. Ces formes à prédisposition familiale représentent 5 % de Ia totalité des cancers.  

 

 

Alcools - Vin rouge et Rhum

 

Alcool.  

Chez l’homme, l’alcool est un cofacteur de risque pour les cancers de Ia cavité buccale, du pharynx, de l’œsophage et du foie (augmentation de risque variant de 2 à 15 selon les quantités bues et les organes atteints). Enfin, l’effet conjugué de l’alcool et du tabac correspond à des risques plus élevés que Ia somme des risques pris isolément (effet multiplicatif). Un certain nombre d’études montrent une augmentation de risque du cancer du sein chez les femmes consommant des boissons alcoolisées.  

 

 

Plats industriels

 

Alimentation. 

Des études ont attiré l’attention sur le rôle de l’alimentation dans la genèse de certains cancers, les aliments étant incriminés en tant que tels (graisses), déficience (fibres, vitamines) ou par contamination intermédiaire (aflatoxine, nitrites). Le rôle des graisses dans Ia carcinogenèse est suspecté principalement dans le cas de cancers colorectaux, mais également dans les cancers du sein, de l’endomètre et de Ia prostate. Des études ont mis en évidence une augmentation de risque parallèlement à Ia consommation de graisse mais ont révélé un effet protecteur des fruits et des légumes ; quant au rôle du café dans les cancers du pancréas, il n’a pas été prouvé. Les nitrites, provenant du sel utilisé comme conservateur alimentaire, sont accusés d’avoir augmenté les risques de cancer de l’estomac. L’aflatoxine, contaminant de Ia nourriture stockée en milieu chaud et humide, est incriminée dans les cancers primitifs du foie, en association avec le virus de l’hépatite B. Le virus de l’hépatite C est aussi impliqué.  

 

Irradiation. 

Dès 1902, le premier cancer de Ia peau après irradiation était décrit. En 1944, une publication révéla que radiologistes mouraient dix fois plus de leucémies les autres médecins. Chez les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, en 1945, les premiers cas de leucémie furent observés 1948, avec un pic en 1951-1952. D’autres types de cancer furent observés en nombre anormalement élevé 15 ans après l’exposition et le sont, aujourd’hui encore, chez les survivants ayant reçu plus de 1 gray (unité de dose d’irradiation). Dans ce dernier cas, il existe une augmentation significative du nombre de cancers, qui varie selon les tissus irradiés : sont essentiellement touchés Ia moelle osseuse, la glande thyroïde, le sein, l’os. Les leucémies apparaissent en moyenne 8 ans après l’irradiation causale, les sarcomes 20 ans après, les autres tumeurs 30 ou 40 ans après. L’accident de Tchernobyl est un exemple plus récent de cancers induits par irradiation. 

La réglementation de la radioprotection a permis de faire disparaître les risques professionnels, en particulier chez les radiologues, les manipulateurs et les ouvriers des installations atomiques. De même, les progrès de Ia radiologie et les nouvelles méthodes d’imagerie ont diminué pour les patients les risques liés aux radiographies. 

 

Maladies. 

Quelques rares maladies s’accompagnent d’un risque élevé de cancers atteignant spécifiquement certains organes. Il s’agit notamment du rétinoblastome dans la trisomie 21. Elles peuvent donner lieu d’emblée à des tumeurs malignes qui en sont soit Ia seule manifestation (rétinoblastome, néphroblastome}, soit l’élément d’un syndrome, ou donner lieu à une pathologie non tumorale mais à forte probabilité de transformation maligne (par exemple, Ia polypose colique).  

 

 

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Médicaments

 

Médicaments cancérigènes. 

L’attention sur le rôle cancérigène des hormones attirée par l’apparition de cancer du vagin chez les filles nées de mères ayant reçu du diéthylstilbestrol (œstrogène) pendant les 3 premiers mois de la grossesse. Lorsque les œstrogènes sont utilisés en tant que contraceptifs, c’est-à-dire associés à des progestatifs, le risque de voir apparaître un cancer du sein est sensiblement le même chez les utilisatrices et les non-utilisatrices. L’utilisation des contraceptifs oraux soulève quelques réserves, portant sur Ia durée de l’utilisation, l’utilisation avant une première grossesse et l’utilisation chez les femmes atteintes d’une affection bénigne du sein. Toutefois, des enquêtes américaines, réalisées auprès d’une population de femmes ménopausées ayant reçu un traitement oestrogénique, ont montré une augmentation, de l’ordre de 4 à 8 fois, du risque de cancer du corps de l’utérus. Cette augmentation étant directement liée à la dose et à la durée de la prise d’œstrogènes. Cependant, l’utilisation actuelle d’oestroprogestatifs semble faire disparaitre ce risque, voire se révéler protectrice pour l’utérus. Mais elle comporte une augmentation du risque de cancer du sein, plus marquée lors des traitements prolongés.  

En dehors des hormones, les médicaments pour lesquels on a mis en évidence une augmentation de risque de cancer sont essentiellement les immunosuppresseurs, les anticancéreux et les dérivés arsenicaux. 

 

Prédispositions familiales. 

La majorité des cancers n’a aucun caractère héréditaire. Lorsqu’elles existent, les prédispositions sont liées à l’addition de nombreux facteurs négligeable. On rencontre, cependant, des formes de cancer chez I’ enfant (rétinoblastome, néphroblastome), rares et des formes familiales de cancer chez l’adulte (cancer du côlon), fréquentes. Dans les familles dont l’un des membres est atteint, il peut être utile d’identifier les individus à risque, s’ils le souhaitent, afin de leur proposer une prévention et un dépistage précoce, lorsque l’efficacité de ces derniers a été démontrée (cas des formes familiales de cancer du côlon}.  

 

Rayonnements solaires. 

La mode du bronzage de ces dernières décennies est accompagnée, dans tous les pays, d’une forte augmentation de l’incidence des tumeurs cutanées, carcinomes et mélanomes. Le rôle des U.V. (rayons ultra-violets), en des U.V.B., les plus courts et les plus nocifs, dans l’apparition de tumeurs cutanées a été mis en évidence à la fois par des observations épidémiologiques (fréquence élevée des mélanomes en Australie par exemple) et par des modèles expérimentaux. Les cancers cutanés sont beaucoup plus fréquents chez les sujets à peau claire.  

 

Substances cancérigènes. 

C’est en 1775 que le médecin et chirurgien anglais Percival Pott établit Ia relation entre l’exposition à la suie chez les ramoneurs et l’apparition d’un cancer du scrotum. En 1885, le chirurgien allemand Ludwig Rehn signalait un grand nombre de cancers de la vessie chez les ouvriers de l’industrie des colorants. Les plus récentes évaluations du Centre international de recherche sur le cancer montrent que, sur 707 substances ou procédés industriels testés, 7 procédés et 23 substances se sont révélés cancérigènes pour l’homme.  

 

Tabac. 

L’explosion spectaculaire des cancers bronchopulmonaires attira l’attention, il y a une quarantaine d’années, sur le rôle du tabac. Selon de nombreuses enquêtes épidémiologiques, le tabac est responsable de plus de 90 % des cancers bronchiques. Le risque est d’autant plus important qu’on fume beaucoup, depuis longtemps, qu’on inhale Ia fumée et qu’on a commencé jeune. Il faut mentionner une augmentation du risque de cancers bronchopulmonaires chez les personnes vivant un environnement enfumé (fumeurs passifs).  

Le tabac est responsable de 30 % des décès par cancer l’homme et de l’incidence croissante des cancers bronchiques chez la femme.  

 

Virus. 

Le rôle des rétrovirus est maintenant bien établi chez l’animal ; chez l’homme, selon les connaissances actuelles, seuls les rétrovirus V.I.H. (sida) et HTLV1 (leucémie) semblent avoir une potentialité oncogénique. En revanche, le rôle de certains virus à A.D.N. (acide désoxyribonucléique) dans l’apparition de cancers humains se précise.  

La première liaison mise en évidence entre virus et cancers fut celle d’un virus de la famille des Herpesviridœ. Il s’agit du virus d’Epstein-Barr avec le lymphome de Burkitt (1964). Ce même virus fut, 2 ans plus tard, incriminé dans le cancer du nasopharynx. C’est en 1978 que le lien entre le virus de l’hépatite B (HBV) et le cancer primitif du foie fut évoqué en observant la concordance de distribution géographique entre les zones à haut risque d’hépatocarcinome et d’hépatite B. Le rapport entre les papillomavirus (HPV) et les cancers du col de l’utérus représente le troisième système virus-cancer. Depuis de nombreuses années, on avait montré le rôle des maladies virales sexuellement transmissibles dans le développement des cancers du col de l’utérus. Les éléments montrant le rôle prédominant de certains HPV (en particulier les souches 16, 18, 33) s’accumulent.  

 

 

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Symptômes et diagnostic. 

La multiplicité des cancers et leur spécificité propre rendent difficile le dénombrement de tous les symptômes de la maladie. Néanmoins, une perte de poids importante et plus ou moins rapide, un manque d’appétit, une fatigue intense, une perte de sang dans les selles ou par la bouche, des douleurs diverses sont des signes fonctionnels qui peuvent être associés à la présence d’un cancer. Le développement souvent silencieux des cancers tend à en retarder le diagnostic. Cela pose des problèmes aux médecins, qui ne voient le patient qu’à un stade déjà avancé de la maladie. Parfois, Ia maladie est décelée par hasard, au cours d’une visite médicale ou d’un examen de sang. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, des examens de laboratoire, des examens radiologiques et endoscopiques, des biopsies.  

 

Evolution du cancer. 

Son déclenchement.

Une fois déclenchés par l’activation d’oncogènes, mutés ou non, et en raison de la perte ou de l’altération par mutation d’un ou de plusieurs antioncogènes. Les cancers subissent une progression dans la malignité qui les rend de plus en plus capables de contourner les obstacles que l’organisme ou les traitements dressent sur leur route. Ils progressent également dans organisme. C’est-à-dire q’ils s’étendent sur place de façon caractéristique dans le tissu d’origine et dans les tissus voisins. Ce qui peut engendrer la compression de certains organes. En même temps, ils disséminent à distance par l’intermédiaire des métastases qui sont à l’origine des cancers généralisés. 

 

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Son évolution.

La progression dans la malignité est l’effet d’une instabilité génétique, qui croît en fonction du temps. Des propriétés nouvelles apparaissent, qui modifient nos cellules. Les faisant ressembler à celles d’un tissu différent ou d’un tissu de la vie embryonnaire. Dans certains cas, les cellules cancéreuses sécrètent des substances ayant propriétés comparables à certaines hormones naturelles. Elle provoquent par ailleurs des manifestations identiques d’hypersécrétion. Il s’agit du syndrome de Schwarz-Bartter : sécrétions inappropriées d’hormone antidiurétique. On parle alors de syndrome paranéoplasique. Parmi les propriétés nouvelles des cellules cancéreuses, il faut souligner la prolifération continue. Cette prolifération est assurée par l’expression permanente de récepteurs aux facteurs de croissance cellulaires. Mais ils ne s’expriment que de façon intermittente dans la cellule normale. Les cellules cancéreuses sont également capables de fabriquer elles-mêmes, des facteurs de croissance. Ce qui leur confère un avantage de survie et de prolifération considérable. Au contraire des cellules normales, qui n’ont pas cette capacité. En outre, elles expriment des gènes dont le produit a pour effet d’empêcher la mort cellulaire. Ainsi que de favoriser la formation de nouveaux vaisseaux sanguins permettant la nutrition des cellules cancéreuses. 

 

Son instabilité.

Un autre aspect important de l’instabilité génétique des cancers est l’hétérogénéité des cellules. Qui occasionne qu’au sein d’une même tumeur existent de nombreux clones. Il s’agit d’un ensemble de cellules issues par multiplication d’une même cellule initiale. Elles sont de ce fait toutes différentes et possèdent des capacités variées. Ainsi, si certains clones rencontrent des obstacles à leur prolifération, les autres subissent une expansion et occupent le terrain. Cette hétérogénéité clonale s’observe très tôt dans le développement d’un cancer. Déjà bien avant sa phase visible et constitue une difficulté majeure pour le thérapeute. 

La progression anatomique du cancer doit être évaluée par divers examens complémentaires. Cette évaluation permet une classification de chaque cancer. En l’associant à ses caractéristiques histologiques. Cela permet de choisir le traitement le mieux adapté. 

 

Traitement et prévention. 

Le traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie (administration de médicaments ayant un effet destructeur et immunologique). Mais également sur l’hormonothérapie (administration d’hormones). Les recherches actuelles s’orientent vers des méthodes thérapeutiques capables de redonner aux cellules cancéreuses des caractères normaux (traitement re-différenciant). Il s’agit de traitements visant à bloquer les facteurs de croissance tumorale. Ainsi que la formation de néo-vaisseaux dans le tissu tumoral (thérapeutiques ciblées). Dans ce domaine, des succès réels ont été obtenus récemment dans certains types de leucémie. En raison des difficultés de dépistage et de traitement de la maladie, Ia prévention du cancer prend toute son importance. La sensibilisation de la population semble un facteur décisif. Certains gestes, comme l’autopalpation des seins, devraient devenir courants. Il faut également insister sur le respect d’une certaine hygiène de vie. Donc de proscrire, autant qu’il est possible, les comportements à risque. 

 

 

 

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES : 

 

Le Larousse Médical

 

J’espère que cette définition vous a permis de comprendre la signification du mot « Cancer ». Ainsi que son rôle pour notre organisme et notre santé. Alors, je vous dis à très bientôt pour découvrir ensemble de nouvelles définitions. 

 

 

 

Thierry KLETHI - Blog La santé en mangeant

A très bientôt,
Thierry Klethi 

La santé en mangeant 

 

 

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