Définitions

Définition de Micronutriments

DÉFINITION DE MICRONUTRIMENTS

Les micronutriments ne jouent aucun rôle énergétique pour l’organisme mais sont indispensables à l’ensemble des réactions chimiques. Même s’il ne sont présents qu’en infimes quantités (microgrammes ou milligrammes) et ne constituent qu’environ 2% de l’alimentation, ils sont absolument indispensables au maintien de la vie.

Ils sont classés en 4 familles :

  • les vitamines
  • les minéraux et les oligo-éléments
  • les acides gras essentiels
  • les acides aminés

Certains sont dit “essentiels”, c’est dire qu’il ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme et doivent donc être apportés par l’alimentation. Un e carence de ceux-ci, même légère, occasionne des problèmes de santé. Une carence sévère entraînera la maladie.

 

LES VITAMINES

Les vitamines sont des substances nécessaires à notre organisme (pour le renouvellement cellulaire, la lutte contre le vieillissement, l’élimination des toxines, etc.), mais notre organisme n’étant pas capable de les fabriquer, il faut les apporter par l’alimentation.

Trois vitamines se comportent comme de puissants antioxydants :

  • la vitamine A
  • la bétacarotène
  • la vitamine E
  • la vitamine C

Une carence vitaminique peut entraîner une diminution des fonction immunitaires (fonctions de défense de l’organisme) et favoriser l’apparition, liée à l’âge, de processus comme l’ostéoporose, la démence, l’athérosclérose et le cancer. Notre alimentation doit donc être riche et variée pour éviter toute carence.

Les suppléments ne sont nécessaires qu’en cas de déficits avéré car attention, un excès de vitamines produit des radicaux libres. Le suivi par un spécialiste est donc recommandé pour garder un apport optimal.

Les vitamines sont des substances qui n’apportent pas d’énergie mais qui sont vitales pour le bon fonctionnement de toutes nos cellules.

En effet, elles interviennent comme co-facteurs de certains enzymes impliqués dans les processus de synthèse et de dégradation. Notre corps pour se développer harmonieusement doit disposer d’un apport régulier de ces substances qu’il ne peut synthétiser lui-même (sauf la vitamine D).

Une alimentation équilibrée, variée et de qualité couvre les besoins en vitamines. Certains traitements industriels subis par les aliments (notamment le raffinage) réduisent le taux de vitamines et d’oligo-éléments des aliments. De même, certaines situations (maladie, grossesse, vieillesse, cancers, pollution, stress, etc.) nécessitent une supplémentation adaptée et contrôlée.

 

DEUX GROUPES DE VITAMINES

Il existe deux groupes de vitamines :

  1. Les vitamines liposolubles. Vitamines A, D, E et K. Ce sont des vitamines solubles dans les graisses. Ces vitamines s’accumulent dans les divers organes du corps, en particulier le foie constituant des réserves qui peuvent être de plusieurs mois.
  2. Vitamines C, B1, B2, B6, B9 et B12. Ce sont des vitamines solubles dans l’eau (et donc plus susceptibles d’être éliminées dans l’eau de cuisson). Ces vitamines s’accumulent moins dans le corps que les vitamines liposolubles, car elle sont en partie éliminées par les urines. Il est donc nécessaire d’en consommer quotidiennement.

Chaque vitamine exerce une action qui lui est propre. La prise de compléments sous forme de complexes multivitaminés doit être justifiée car un apport excessif peut produire des effets néfastes (production de radicaux libres responsables de vieillissement prématuré).

On peut doser dans le sang le taux de vitamines. Il est donc important de suivre avec un spécialiste tout apport vitaminique, en particulier les vitamines liposolubles qui ont tendance à s’accumuler dans l’organisme.

 

LES MINÉRAUX ET LE OLIGOÉLÉMENTS

Une vingtaine de minéraux présentent un caractère essentiel pour l’Homme. Ils sont généralement classés en deux catégories : les éléments minéraux majeurs ou macro-éléments et les oligoéléments ou éléments de traces. Les minéraux se caractérisent par une très grande diversité, pondérale et fonctionnelle. Les quantités dans l’organisme sont très variables : près de 1 kg pour le calcium et le phosphore, quelques grammes pour les oligoéléments les plus abondants comme le fer, le zinc et le fluor et moins de 1 mg pour le chrome et le cobalt. Excepté l’iode, le fluor et le cobalt, tous les autres éléments minéraux exercent des rôles multiples dans l’organisme. Ils interviennent dans une large gamme de fonctions comme la minéralisation, le contrôle de l’équilibre en eau, les systèmes musculaires, nerveux et immunitaires…

 

LES ÉLÉMENTS MINÉRAUX MAJEURS

Cette catégorie regroupe le calcium, le chlore, le magnésium, le phosphore, le potassium et le sodium.

 

Le calcium

C’est le minéral le plus abondant du corps humain, environ 1 à 1,2 kg chez l’adulte. Sa fonction principale est celle d’édification et de renouvellement du squelette. 99 % du calcium contribue en effet à la formation et à la solidité des os et des dents. La faible part de calcium extra-osseux (1 %) est toutefois tout aussi importante que la vaste réserve squelettique puisqu’elle intervient dans de multiples fonctions indispensables telles que la contraction musculaire et cardiaque, la coagulation sanguine, les échanges cellulaires, la perméabilité membranaire, la libération d’hormones et la transmission de l’influx nerveux. À tout âge, il est donc indispensable d’assurer une couverture permanente et suffisante des besoins en calcium. Les aliments les plus riches en calcium sont les produits laitiers et les eaux minérales calciques.

 

Le magnésium

C’est un des minéraux corporels les plus abondants, dont la moitié du capital se situe dans le tissu osseux. Il joue un rôle dans un grand nombre de fonctions cellulaires, notamment celles impliquant les phosphorylations oxydatives, la glycolyse, la transcription de l’ADN et la synthèse protéique. Il est également impliqué dans les courants ioniques et la stabilisation membranaire. Les aliments les plus riches en magnésium sont le cacao en poudre, les graines de tournesol et de sésame, le bigorneau cuit, le germe de blé, certaines eaux minérales…

 

Le phosphore

Il constitue, avec le calcium et le magnésium, la masse minérale du squelette osseux. C’est également un composant essentiel de toutes les cellules et membranes biologiques. Il intervient dans la mise en réserve et le transport de l’énergie. Le phosphore est un nutriment ubiquitaire, c’est-à-dire que de nombreuses sources alimentaires contiennent du phosphore. À noter : les teneurs très élevées en phosphore dans la levure alimentaire, le germe de blé…

 

Le sodium

Il joue un rôle capital dans la régulation de la pression osmotique, de l’équilibre hydro-électrolytique et de la masse hydrique de l’organisme. Le sodium ingéré provient de différentes sources alimentaires : le sodium naturellement présent dans les différents aliments et boissons, le sodium issu du sel (NaCl) ajouté aux aliments au cours de la fabrication et du conditionnement, à la cuisson, au moment de la préparation des plats …. Les aliments les plus riches en sodium sont le sel, les anchois à l’huile, la sauce soja, les olives noires en saumure…

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Les oligoéléments

Cette catégorie regroupe le fer, le zinc, le cuivre, le manganèse, l’iode, le sélénium, le chrome, le molybdène, le fluor, le cobalt, le silicium, le vanadium, le nickel, le bore et l’arsenic.

 

Le fer

Il joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions biologiques. Il entre dans la constitution de l’hémoglobine, de la myoglobine et d’enzymes jouant un rôle capital dans de nombreuses réactions métaboliques. Le fer existe sous deux formes : héminique et non héminique. Chez l’Homme, les voies d’absorption du fer dans la muqueuse intestinale sont différentes selon que le fer alimentaire est sous l’une ou l’autre de ces deux formes. Les apports « réels » de fer dépendent donc du contenu en fer des aliments, mais également de la biodisponibilité de ce fer. Le fer héminique est particulièrement biodisponible, environ 25 %, et se trouve dans l’hémoglobine et la myoglobine des produits carnés. Le fer non héminique quant à lui, se trouve dans les céréales, les légumes secs, les fruits, les légumes, et son absorption est très variable et dépend de la nature des repas. En effet, certains nutriments comme la vitamine C stimulent son absorption, et d’autres facteurs comme les tanins, les phytates, et différentes formes de fibres entravent son absorption.

Rappelons que certaines populations de patients ont des besoins considérablement augmentés en fer. Il s’agit notamment des nourrissons et des femmes en cours de grossesse. Les aliments les plus riches en fer sont le boudin noir cuit, les céréales de petit déjeuner au son, le foie d’agneau cuit, le cacao en poudre…

 

L’iode

La seule fonction biologique établie de l’iode dans le règne animale est liée à son  incorporation dans la structure moléculaire de deux hormones thyroïdiennes : la tri-iodothyronine et la tétra-iodothyronine. Dès la vie fœtale cette sécrétion endocrine contrôle l’ensemble des processus de croissance et de maturation cellulaires ainsi que les grandes fonctions vitales comme la thermogenèse, les homéostasies glucidique et lipidique, la modulation transcriptionnelle des synthèses protéiques. Les besoins en iode sont variables selon l’âge, le sexe, les situations physiologiques, mais l’apport en iode est particulièrement déterminant chez la femme enceinte et pour son enfant à naître, ainsi qu’en période d’allaitement.

Dans l’alimentation, les apports d’iode sont principalement assurés par les produits solides car les eaux potables en sont pauvres et couvrent moins de 5 % des apports. Les sources d’iode sont principalement les produits d’origine marine (poissons, crustacés, mollusques). Ce sont les aliments les plus riches en iode, de l’ordre de 100 à 180 μg pour 100 g. Les produits laitiers et céréaliers ainsi que les œufs et leur produits dérivés contribuent également à l’apport en iode chez les enfants et les adolescents (apport en iode pour 100 g d’aliment : œuf : 48 µg ; fromages : 26 µg ; produits laitiers frais : 18 µg ; le lait : 15 µg).

 

Pour en savoir plus 

  • ANSES, Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du travail, et la rubrique Minéraux
  • Télécharger la fiche pratique Apports en calcium chez la femme de plus de 50 ans. Cette fiche pratique destinée à vos patientes de plus de 50 ans comprend un test simple et rapide pour les aider à évaluer leurs apports quotidiens en calcium et des conseils pratiques pour les améliorer.

 

LES ACIDES GRAS ESSENTIELS

Les acides gras essentiels sont les acides gras (graisses) que l’organisme n’est pas capable de fabriquer et qu’il doit impérativement trouver dans l’alimentation ou les compléments alimentaires.

Les acides gras essentiels sont au nombre de deux :

  1. l’acide alpha-linolénique (de la famille des Oméga 3)
  2. l’acide linoléique ( de la famille des Oméga 6)

 

Où les trouve t-on ?

Les acides gras Oméga 3 se trouvent essentiellement dans les huiles de colza, soja ou noix et dans les poissons gras des mers froides (maquereau, saumon, thon, sardines, hareng, etc.).

Les acides gras Oméga 6 se trouvent essentiellement dans les huiles de tournesol, pépins de raisin, onagre, bourrache ainsi que dans les graisses animales (fromage, beurre, charcuterie, viande rouge, etc.).

Il faut veiller à équilibrer l’apport en Oméga 3 avec l’apport en Oméga 6. Rapport conseillé : 1 oméga 3 pour 5 oméga 6.

Dans nos pays, ce rapport se situe à 1 pour 10 voire plus. C’est à dire que l’on mange beaucoup trop d’acides gras provenant de l’huile de tournesol ou de viande, charcuterie, fromage. Et pas assez d’acides gras provenant de l’huile de colza ou des produits de la mer.

Or diverses études montrent que ce déséquilibre augmente le risque de maladies cardiovasculaire, d’allergies et d’inflammations. A contrario un rapport correct oméga 3 et oméga 6 serait bénéfique pour la santé.

Encore faut-il que ces acides gras soient de bonne qualité. Les procédés de fabrication (raffinage) et de transformation modernes des aliments en altèrent gravement la qualité. Nous souffrons donc de plus en plus de carence en acides gras essentiels.

Notre conseil :

  1. Pour l’assaisonnement utiliser une huile de colza ou de noix (1ère pression à froid, non raffinée, dans une bouteille en verre teinté). Eviter les huiles mélangées et raffinées dans les bouteilles en plastique.
  2. Manger au oins deux fois par semaine des poissons gras des mers froides (sardines, hareng, thon et saumon).
  3. Limiter la consommation de viande rouge à une fois par semaine.
  4. Limiter la consommation de fromages et de charcuteries.

 

Quel est leur rôle ?

Toutes les membranes de toutes nos cellules sont composées d’acides gras responsable de la fluidité et de la souplesse des membranes. C’est dire l’importance de ces acides gras pour notre santé.

Une alimentation riche en acides gras polyinsaturés (oméga 3 surtout) va donner de la souplesse aux membranes et permettre les bons échanges. Une teneur trop importante en acides gras saturées va rigidifier les membranes.

Les oméga 3 ont des effets bénéfiques sur :

  • le cœur : anti-athéromateux, anti-thrombotique, anti-inflammatoire, hypotenseur, hypoglycémiante.
  • les os et les articulations : augmente la densité osseuse, diminue l’inflammation qui existe dans l’arthrose notamment.
  • le cerveau : diminue la dégénérescence des cellules cérébrales (prévention de la maladie d’Alzheimer).
  • la qualité de vie : plus d’énergie, moins de fatigue, plus de dynamisme mais aussi plus de mémoire, une meilleur gestion du stress.

 

Comment évaluer son statut en acides gras ?

Un bilan sanguin du statut en acides gras permet de déterminer les carences ou les excès en certains acides gras ‘essentiels ou non). Ce bilan est un excellent reflet de l’alimentation et apporte des informations très intéressantes dans le cadre d’une prévention cardio-vasculaire et d’une recherche d’inflammation de bas grade.

Il est inutile voire même néfaste de donner des oméga 3 ou oméga 6 à titre préventif sans un interrogatoire précis sur les habitudes alimentaires ou un bilan sanguin préalable car ces acides gras en quantité importante sont fragiles, peuvent être oxydés et former des  radicaux libres toxiques pour l’organisme.

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LES ACIDES AMINES

Les acides aminés sont des molécules qui entrent dans la composition des protéines grâce à leur assemblage par des liaisons que l’on appelle peptidiques. Leur nom provient du fait qu’ils possèdent une fonction amine et une fonction acide carboxylique. Ils se distinguent par leur chaîne latérale, R, qui peut être un simple atome d’hydrogène (c’est la glycine), ou bien plus complexe.

 

Fonction des acides aminés

Il existe une centaine d’acides aminés, mais seuls 22 sont codés par le génome des organismes vivants. Chaque acide aminé confère à la protéine des propriétés chimiques spécifiques, et l’ordre d’assemblage lui donne une fonction bien précise.

 

Liste des acides aminés biologiques

L’Alanine

L’alanine est un acide aminé hydrophobe qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, l’alanine possède deux groupes fonctionnels, un groupe carboxyle et un groupe amine. C’est un acide aminé hydrophobe aliphatique. Ce n’est pas un acide aminé essentiel puisqu’il est peut être synthétisé par l’organisme.

 

L’arginine

L’arginine est un acide aminé basique qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, l’arginine possède deux groupes fonctionnels, un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). L’arginine est le plus basique des acides aminés protéinogènes. Ce n’est pas un acide aminé essentiel puisqu’il est peut être synthétisé par l’organisme.

 

L’asparagine

L’asparagine est un acide aminé polaire qui rentre dans la composition des protéines.

Il fut le premier acide aminé découvert, dans l’asperge, d’où son nom. Il possède deux groupements fonctionnels, comme tout acide aminé : un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). L’asparagine est un acide aminé polaire, non chargé et hydrophile. Ce n’est pas un acide aminé essentiel puisqu’il peut être synthétisé par l’organisme.

L’asparagine est un élément de la biosynthèse de l’ammoniac et intervient dans le bon fonctionnement des neurones. La réaction entre l’asparagine et des sucres à haute température produit l’acrylamide, une substance cancérigène responsable du goût de grillé des aliments.

 

L’aspartate ou acide aspartique

L’aspartate est un agent de transmission des messages nerveux (neurotransmetteur). C’est un acide aminé acide qui rentre dans la composition des protéines.

Il possède deux groupements fonctionnels, comme tout acide aminé : un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). Il est polaire, dicarboxylique, ce qui en fait le plus acide des acides aminés. Ce n’est pas un acide aminé essentiel puisqu’il peut être synthétisé par l’organisme.

Il est un métabolite du cycle de l’urée et participe à la gluconéogenèse, ainsi qu’à la synthèse de l’inosine, un précurseur des bases azotées. C’est un

 

La cystéine

La cystéine est un acide aminé qui contient un atome de soufre et rentre dans la composition des protéines.

La cystéine possède deux groupements fonctionnels, comme tout acide aminé : un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). C’est un acide aminé hydrophobe.

Elle n’est pas un acide aminé essentiel puisqu’elle peut être synthétisée par l’organisme. Elle intervient dans la synthèse de la mélanine. La cystéine est impliquée dans la formation de ponts disulfures entre deux atomes de soufre d’une même protéine ou de deux protéines adjacentes.

 

Le glutamate ou acide glutamique

L’acide glutamique est un acide aminé, mais aussi un neuromédiateur important qui rentre dans la composition des protéines.

Il possède deux groupements fonctionnels, comme tout acide aminé : un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). C’est donc un acide aminé dicarboxylique, polaire et acide.

L’acide glutamique n’est pas un acide aminé essentiel puisqu’il peut être synthétisé par l’organisme. Il est le plus répandu des neuromédiateurs de l’organisme.

 

La glutamine

La glutamine est un acide aminé qui rentre dans la composition des protéines.

Elle possède deux groupements fonctionnels, comme tout acide aminé : un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). C’est donc un acide aminé polaire, non chargé, hydrophile.

La glutamine n’est pas un acide aminé essentiel puisqu’il peut être synthétisé par l’organisme. Elle est une source d’énergie, un donneur de carbone et d’azote pour la synthèse de nouvelles molécules.

 

La glycine

La glycine peut être une plante ou un acide aminé qui entre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, la glycine possède deux groupes fonctionnels, un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). Elle n’est pas un acide aminé essentiel puisqu’elle est synthétisée par l’organisme.

En plus d’entrer dans la composition des protéines, la glycine possède d’autres fonctions importantes :

  • C’est un neuromédiateur qui agit au niveau des synapses.
  • C’est un précurseur de nombreuses molécules (porphyrines).
  • La glycine, plante grimpante
  • La glycine est une plante grimpante pouvant être conduite en arbre et atteindre de 15 à 25 m de hauteur. Sa floraison est magnifique !

La plante appelée également « glycine du Japon » ou « glycine de Chine », fait partie de la famille des légumineuses, comme la luzerne.

Lorsqu’elle n’est pas taillée, elle est une liane envahissante pouvant s’infiltrer sous les toitures ou les clôtures. Taillée, elle forme un petit arbre ébouriffé avec un tronc court et noueux. Son écorce est grise et lisse. Ses feuilles sont composées, mesurent entre 20 et 30 cm et sont de couleur verte claire et jaune en automne. En mai-juin, cette espèce fleurit en grappes de 20 à 70 cm de longueur, le plus souvent bleutées ou blanches et très parfumées. Ses fruits se présentent sous forme de gousses vertes pis brunes, de 15 à 25 cm de longueur.

Elle est originaire du Japon et de Chine, avec une facilité d’adaptation à la plupart des pays européens. Elle apprécie les expositions ensoleillées ou mi-ombragées et préfère les sols riches en humus, argileux, bien drainés et surtout pas calcaires. Elle ne se plaît pas dans les terres gorgées d’eau ni trop sèches.

La glycine est cultivée pour ses qualités ornementales et pour le parfum très agréable de ses fleurs.

 

L’histidine

L’histidine est un acide aminé avec un cycle imidazole qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, l’histidine possède deux groupements fonctionnels : un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). Elle est un acide aminé non essentiel sauf durant l’enfance et la grossesse.

 

L’isoleucine

L’isoleucine est un acide aminé essentiel qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, l’isoleucine possède deux groupements fonctionnels : un groupe carboxyle (COOH) et un groupe amine (NH2). C’est un acide aminé ramifié, non polaire et hydrophobe.

L’isoleucine est acide aminé essentiel, qui doit donc être apporté par la nourriture (les œufs, la viande, le poisson, le fromage…).

 

La leucine

La leucine est un acide aminé qui est également un exhausteur de goût et qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, la leucine possède deux groupes fonctionnels, un groupe amine (NH2) et un groupe carboxyle (COOH). Il s’agit d’un acide aminé hydrophobe.

La leucine est un acide aminé essentiel qui peut être apporté par la nourriture, notamment les germes de blé, le thon, les arachides, le saumon, le bœuf… En plus d’entrer dans la composition des protéines, la leucine intervient dans la synthèse des stérols par les tissus adipeux et les muscles. Elle est également utilisée dans l’industrie alimentaire comme exhausteur de goût (E641).

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La lysine

La lysine est un acide aminé essentiel qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, la lysine possède deux groupes fonctionnels, un groupe amine (NH2) et un groupe carboxyle (COOH). Il s’agit d’un acide aminé basique.

La lysine est un acide aminé essentiel qui peut être apporté par la nourriture (légumes, viandes, poisson, œufs, lait). Au sein des protéines, la lysine peut intervenir dans la formation de liaisons hydrogènes, et peut subir des modifications post-traductionnelles (acétylation, ubiquitination, méthylation…).

 

La méthionine

La méthionine est un acide aminé essentiel qui rentre dans la composition des protéines.

À l’image de l’ensemble des acides aminés, la méthionine possède deux groupes fonctionnels, un groupe amine (NH2) et un groupe carboxyle (COOH). Il s’agit d’un acide aminé non polaire.

La méthionine est un acide aminé essentiel qui peut être apporté par la nourriture (graines, viande, poisson). C’est un acide aminé particulier dans le sens où il est le premier à être incorporé dans les chaînes protéiques par le ribosome. Sur l’ARN messager, la méthionine n’est codée que par un seul codon (AUG, dans le code génétique universel).

 

La phénylalanine

La phénylalanine est un acide aminé essentiel qui rentre dans la composition des protéines.

À l’image de l’ensemble des acides aminés, la phénylalanine possède deux groupes fonctionnels, un groupe amine (NH2) et un groupe carboxyle (COOH). Il s’agit d’un acide aminé aromatique non polaire.

La phénylalanine est un acide aminé essentiel, qui n’est pas synthétisé par l’organisme, et qui doit donc être apporté par la nourriture. Il est le précurseur de la tyrosine, un autre acide aminé, mais aussi d’hormones comme l’adrénaline, la noradrénaline, la mélanine. Il constitue, avec l’acide aspartique, le dipeptide aspartame couramment utilisé pour son pouvoir sucrant.

 

La proline

La proline possède une structure particulière qui rentre dans la composition des protéines.

La structure de la proline est un peu particulière puisqu’il s’agit du seul acide aminé cyclique.

La proline est un acide aminé non essentiel, synthétisé par l’organisme. Sa structure particulière insère un coude dans les chaînes protéiques et brise les hélices α et les feuillets β. Elle peut toutefois créer des hélices particulières, les hélices à proline comme celles retrouvées dans le collagène.

 

La pyrrolysine

La pyrrolysine est un acide aminé rare, incorporé en face d’un codon stop qui rentre dans la composition de certaines enzymes. Il est considéré comme le 22e acide aminé codé génétiquement.

Comme tout acide aminé, la pyrrolysine est constituée d’un groupement COOH et d’un groupement NH2, qui interviennent dans les liaisons peptidiques.

La pyrrolysine est fixée sur un ARN de transfert particulier dont l’anticodon s’apparie au codon UAG de l’ARN messager. Ce codon est habituellement un codon stop, dont la lecture par le ribosome provoque l’arrêt de la synthèse protéique. Comme pour la sélénocystéine, un mécanisme particulier entraîne à la place du codon stop l’incorporation de la pyrrolysine.

 

La sélénocystéine

La sélénocystéine est un acide aminé rare qui s’incorpore au niveau d’un codon stop qui rentre dans la composition de certaines enzymes.

Comme tout acide aminé, la sélénocystéine est constituée d’un groupement COOH et d’un groupement NH2, qui interviennent dans les liaisons peptidiques.

Il n’existe pas de sélénocystéine libre dans la cellule. La sélénocystéine est synthétisée à partir de la sérine, préalablement fixée sur un ARN de transfert particulier dont l’anticodon s’apparie au codon UGA de l’ARN messager. Ce codon est habituellement un codon stop, dont la lecture par le ribosome provoque l’arrêt de la synthèse protéique. Un mécanisme particulier, faisant intervenir des protéines et une tige-boucle sur l’ARN messager, entraîne à la place l’incorporation de la sélénocystéine.

 

La sérine

La sérine est souvent retrouvée dans les sites actifs des enzymes et rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, la sérine est constituée d’un groupement COOH et d’un groupement NH2, qui interviennent dans les liaisons peptidiques. C’est un acide aminé polaire, faiblement acide.

La sérine est un acide aminé non essentiel, synthétisé par l’organisme. La sérine est souvent retrouvée au niveau des sites actifs des enzymes, et peut faire l’objet de glycosylations et de phosphorylations. Elle intervient dans la biosynthèse des purines et des pyrimidines, mais est également l’un des précurseurs d’autres acides aminés (glycine, cystéine, tryptophane) et de métabolites (sphingolipides, folates).

 

La thréonine

La thréonine est un acide aminé essentiel qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, la thréonine est constituée d’un groupement COOH et d’un groupement NH2, qui interviennent dans les liaisons peptidiques. C’est un acide aminé polaire.

La théronine est un acide aminé essentiel, non synthétisé par l’organisme et doit donc être apportée par la nourriture (fromage blanc, volaille, viande, poisson, graines). Elle peut faire l’objet de glycosylations et de phosphorylations.

 

Le tryptophane

Le tryptophane est un acide aminé essentiel qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, le tryptophane est constitué d’un groupement COOH et d’un groupement NH2, qui interviennent dans les liaisons peptidiques. C’est un acide aminé aromatique, apolaire et hydrophobe.

Le tryptophane est un acide aminé essentiel non synthétisé par l’organisme et doit donc être apportée par la nourriture (fromage blanc, volaille, viande, poisson, graines). En plus de son incorporation dans les chaînes protéiques, le tryptophane est le précurseur d’autres composés importants comme la sérotonine, la mélatonine, la bufoténine.

 

La tyrosine

La tyrosine est un acide aminé non essentiel qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, la tyrosine est constituée d’un groupement COOH et d’un groupement NH2, qui interviennent dans les liaisons peptidiques. C’est un acide aminé aromatique, polaire.

La tyrosine est un acide aminé non essentiel, synthétisé par l’organisme. Elle peut subir des modifications post-traductionnelles comme des phosphorylations.

 

La valine

La valine est un acide aminé essentiel qui rentre dans la composition des protéines.

Comme tout acide aminé, la valine est constituée d’un groupement COOH et d’un groupement NH2, qui interviennent dans les liaisons peptidiques. C’est un acide aminé non polaire et hydrophobe.

La valine est un acide aminé essentiel non synthétisé par l’organisme, il doit donc être apporté par la nourriture (fromage blanc, poisson, volaille, graines, lentilles…).

 

RÉFÉRENCES

  1. Apports nutritionnels conseillées pour la population française. 3eédition. Coordonateur Ambroise Martin. 2001
  2. Alimentation humaine. Les minéraux et oligo-éléments. Disponible sur le site http://www.anses.fr/PNK901.htm

 

SOURCE

Image FUTURA SANTE
https://www.futura-sciences.com

 

 

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