Symptômes de Crohn

Bonjour à toutes et tous,

 

Je vous retrouve pour ce troisième article concernant le Docteur Jean Seignalet qui s’appelle « Le régime hypotoxique et la maladie de Crohn ». Dans cet article vous découvrirez l’interprétation et le diagnostic de la maladie de Crohn, selon le Docteur Jean Seignalet. Puis je vous présente sa théorie pour éliminer les molécules qui serait en cause de cette maladie. Enfin je vous expose des témoignages de résultats obtenus par Docteur Jean Seignalet pour la maladie de Crohn.

Présentation de l’article.

Ma présentation de cet article qui s’appelle « Le régime hypotoxique et de la maladie de Crohn » se fera en quatre chapitres qui sont :

1/ Qu’est-ce que la maladie de Crohn ?

Dans ce chapitre je vous transmets l’interprétation du Docteur Jean Seignalet de la maladie de Crohn.

2/ Comment diagnostiquer la maladie de Crohn ?

Dans ce chapitre je vous révèle les différents diagnostiques qui permettent de diagnostiquer une maladie de Crohn, selon le Docteur Jean Seignalet, ainsi que les symptômes fréquents qui y sont associés.

sommaire

3/ Quelle est la théorie du Docteur Jean Seignalet pour la maladie de Crohn ?

Dans ce chapitre je vous dévoile la théorie du Docteur Jean Seignalet pour limiter, voir neutraliser les effets de la maladie de Crohn.

4/ Quels résultats a-t-il obtenus en appliquant le régime hypotoxique à des personnes atteintes de la maladie de Crohn ?

Dans ce dernier chapitre je vous transmets les résultats obtenus par le Docteur Jean Seignalet e appliquant sur régime hypotoxique avec des personnes atteintes de la maladie de Crohn

1/ Qu’est-ce que la maladie de Crohn ?

Symptômes de Crohn

Le Docteur Jean Seignalet indique que la maladie de Crohn était autrefois une maladie rare, touchant quatre personnes sur cent milles en France. Mais il a constaté au cours des cinquante dernières années que sa fréquence a augmenté de progressivement de manière importante. En effet, les chiffres actuels sont de quatre personnes pour mille, soit cent fois plus qu’au début du siècle. On note toutefois, qu’il est plus répandu chez les Anglo-Saxons, les Scandinaves et les Juifs.

Il se déclare généralement entre vingt et trente ans et en second lieu entre cinquante et soixante ans. Il ne fait pas de misogynie et frappe de manière égale les deux sexes. Ces lésions sont souvent localisées à l’Iléon terminal, parfois au colon et à l’anus et plus rarement en d’autres points du tube digestif.

Ces principaux signes cliniques sont des douleurs abdominales, une diarrhée prolongée, l’émission de glaires sanglantes, une masse palpable éventuelle dans la fosse iliaque droite, une fièvre modérée, de l’asthénie et un amaigrissement. Sur le plan biologique, on note une vitesse de sédimentation (VS) accélérée, une protéine C réactive (CRP) augmentée, une anémie légère, une leucocytose avec polynucléose et une hypoalbuminémie.

2/ Comment diagnostiquer la maladie de Crohn ?

Le Docteur Jean Seignalet nous informe que le diagnostic de la maladie de Crohn est établi grâce à la réalisation des divers examens et tests suivants :

Dans un premier temps ou recherche la maladie grâce à l’imagerie médicale, au contrôle du transit au niveau de l’intestin grêle, à la réalisation de lavements barytés et la réalisation d’échographie abdominale. Ces recherches sont réalisées grâce à des endoscopies, des rectoscopies, des coloscopies et des iléo-scopies qui sont complétées par des biopsies.

On repère ensuite des lésions histologiques souvent étendues à toute l’épaisseur de la paroi intestinale qu’on constate dans la sous-muqueuse. On y observe un infiltrat formé de polynucléaires, de macrophages, de lymphocytes T et B, de plasmocytes, de mastocytes. Par endroits, on trouve des granulomes contenant des cellules géantes multinucléés, ainsi que des microabcès. Au niveau de la muqueuse, on constate des ulcérations, un raccourcissement des villosités, une déformation des cryptes. Enfin, les risques principaux sont les fistules, les fissures, les abcès volumineux et les sténoses cicatricielles. L’inflammation peut s’étendre au mésentère et aux ganglions lymphatiques voisins.

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a/ Manifestations extra-intestinales.

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Des manifestations extra-intestinales ne sont pas rares dans le Crohn. Les principales sont :

  • Articulaires, il s’agit d’arthrite périphérique non déformante, de spondylarthrite ankylosante et de sacroiliite isolé.
  • Cutanée, là il s’agit d’érythème noueux, c’est-à-dire de nodosité rouge, de pyodermite gangreneuse provoquant des suppurations avec de la gangrène.
  • Buccales, cette fois ce sont des aphtes, des œdèmes des lèvres, des perlèches et des gingivites.
  • Oculaires, avec une inflammation de l’iris, du corps ciliaire ou de la choroïde, ou des inflammations du tissu qui entoure la sclérotique.
  • Hépatobiliaires, là c’est l’hépatite chronique, la stéatose hépatique, la lithiase biliaire et la cholangite sclérosante primitive.

Ne vous inquiétez pas si vous ne comprenez pas tous ces mots techniques et particulier, moi-même je ne les comprends pas tous. Mais je ne souhaitais pas limiter la transmission d’information pour ceux qui comprennent tous ces mots, ou qui souhaitent faire des recherches dans un dictionnaire médicale. 😉

Le Docteur Jean Seignalet précise que bien d’autres organes et tissus peuvent également être touchées, quoique beaucoup plus rarement. Il ajoute ensuite que la maladie de Crohn évolue par poussées successives, séparés par des rémissions parfois complètes, mais souvent incomplètes. Il ajoute enfin que les principaux traitements se font avec des salicylés, de la salazopyrine, des corticoïdes, des immunosuppresseurs, des inhibiteurs du TNF-alpha, des anti-infectieux, la nutrition artificielle et la chirurgie.

Il nous confirme que l’affection est considérée comme incurable et qu’après quinze ans d’évolution, 90% des patients ont subi des mutilations chirurgicales. Malheureusement, l’ablation du segment enflammé n’entraine qu’une rémission transitoire et le Crohn récidive presque toujours sur une autre portion du tube digestif.

b/ Les symptômes et effets fréquents avec la maladie de Crohn :

Les nuisances cliniques :

Douleurs :                                                 Fréquente.

Sang dans les selles :                            Rare.

Ténesme :                                                Rare.

Amaigrissement :                                  Fréquent.

Tabagisme :                                              Aggravant.

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Le siège des lésions :

Rectales :                                                  Rares.

Coliques :                                                  Inconstantes.

Iléales :                                                      Fréquentes.

Autres régions :                                      Possibles.

Evolution et complications :

Evolution :                                                Fréquente.

Fissure anale :                                         Fréquente.

Fissure périanale :                                 Fréquente.

Masse abdominale :                             Fréquente.

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Les aspects endoscopiques :

Continuité lésions :                              Exceptionnelle.

Vaisseaux :                                            Souvent normaux.

Friabilité muqueuse :                           Rare.

Erythème :                                              Inconstant.

Pétéchies :                                             Rares.

Saignement profus :                             Rare.

Aphtes :                                                   Fréquents.

Ulcères :                                                  Fréquents.

Rémission clinique :                              Disparition des lésions.

Les aspects histologiques :

Inflammation transmurale :               Présente.

Granulome inflammatoire :               Présents.

Microabcès :                                            Très fréquents.

Sécrétion mucus :                                  Très augmentée.

Cellules à mucus :                                  Présentes.

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Les traitements :

Nutrition artificielle :                            Souvent efficace.

Régime hypotoxique :                         Souvent efficace.

3/ Quelle est la théorie du Docteur Jean Seignalet pour la maladie de Crohn ?

Le Docteur Jean Seignalet envisage pour la maladie de Crohn un mécanisme analogue à celui de la colite. Selon lui la gravité du Crohn tiendrait à une différence dans les déchets à éliminer, peut-être une quantité plus forte, plus probablement une structure plus complexe. Les cellules mobilisées pour le transport seraient donc plus nombreuses. Quant aux diverses lésions anatomopathologiques, elles peuvent s’expliquer de la façon suivante :

  • Les microabcès sont constitués de petites quantités de pus, correspondant à la libération de leur contenu cellulaire par des polynucléaires et des macrophages morts. Cette mort peut avoir deux origines : soit un épuisement des leucocytes trop chargés en molécules nocives, soit un combat avec des bactéries ayant pénétré dans la paroi intestinale à travers une muqueuse fragilisée et ulcérée.
  • Les granulomes inflammatoires correspondent à une réaction des macrophages assez habituelle, lorsqu’ils sont agressés chroniquement, ce qui est le cas lorsqu’ils transportent des déchets dangereux. Les macrophages se transforment en cellules dites épithélioïdes en fusionnant pour former des cellules géantes, qui sont probablement mieux armées pour exercer leur fonction d’éboueur et résister aux agressions des bactéries venues de la lumière intestinale.
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  • Les ulcérations relèvent sans doute plusieurs causes :
    • L’ouverture de microabcès dans la lumière digestive.
    • Des lésions de l’épithélium de surface par le passage de nombreux leucocytes activés et surtout des amas de cellules géantes, qui se précipitent dans le chyle.
    • Desquamation de nombreux radicaux libres, liée à l’intensité de la réponse inflammatoire, ces dérivés oxygénés agressent la muqueuse de l’intestin grêle.
    • Les cytokines sont libérées par les polynucléaires neutrophiles, il s’agit de macrophages et de lymphocytes qui paraissent être également responsables :
      • D’une irritation des muscles lisses intestinaux, dont souffrent les patients.
      • D’une stimulation des cellules à mucus dont la sécrétion est fortement augmentée.

L’activation de plusieurs variétés de leucocytes et la sécrétion de multiples cytokines pro-inflammatoires provoquent la libération et l’activation de métalloprotéinases matricielles qui dégradent les tissus, ce qui peut générer les fistules, les fissures, les gros abcès et les sténoses fibreuses.

Les macromolécules incriminées dans la maladie de Crohn peuvent être expulsées, non seulement à travers la paroi du colon, mais aussi à travers la paroi de l’iléon terminal, du rectum ou d’un autre segment du tube digestif. La proportion des diverses cellules et cytokines dans l’infiltrat suggère une réponse beaucoup plus inflammatoire qu’immunitaire, ce qui est corroboré par l’absence d’association entre la maladie de Crohn et le gêne HLA, ainsi que l’inefficacité de la ciclosporine qui réduit en vain la réponse immunitaire de notre organisme. La maladie de Crohn est pour le Docteur Seignalet une colite géante.

a/ Plus concrètement.

Plusieurs éléments viennent soutenir cette thèse et méritent d’être présentés :

La maladie de Crohn est une maladie polyfactorielle car elle dépend de plusieurs facteurs qui sont :

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  • Le facteur génétique est démontré par le fait que la fréquence déclenchement de la maladie de Crohn dans la population générale est de 0,4%, mais chez de vrais jumeaux malades elle monte à 44%. Il existe donc des gènes de susceptibilité. Un de ces gènes a été récemment identifié, il s’agit du gène NOD2 sur le chromosome 16, qui présente des mutations chez 20% des patients atteints de Crohn. Ce gène est exprimé seulement sur les monocytes/macrophages et code pour un récepteur dans le cytosol, qui se lie à des structures dérivées des bactéries. L’existence de ce gène est parfaitement compatible avec ces conceptions, car les macrophages porteurs de gène NOD2 mutant pourraient être capables de transporter des quantités plus élevées de déchets bactériens à éliminer, d’où une quantité plus élevée de déchets bactériens à éliminer, d’où une augmentation de l’intensité des épurations. De plus, la liaison de la protéine NOD12 avec son ligand active le facteur de transcription NF-kB, ce qui stimule les macrophages, d’où une augmentation de l’inflammation de la paroi digestive.
  • Le facteur environnemental est démontré par le fait que 56% des vrais jumeaux demeurent indemnes. Ceci prouve que les gènes de susceptibilité ne suffisent pas. Il existe donc des facteurs de l’environnement. Ceci est confirmé par les arguments suivants : L’augmentation planétaire de la fréquence de la maladie de Crohn depuis la seconde guerre mondiale correspond à la diffusion du mode de vie occidental. Un gradient d’incidence plus fort a été constaté au nord qu’au sud, aux Etats-Unis et est probable en Europe. La forte incidence du Crohn chez les Noirs Américains et aussi forte que chez les Blancs Américains, mais contraste avec l’extrême rareté chez les Noirs Africain en 1995. La prédominance en milieu urbain par rapport au milieu rural, ainsi que la prédominance chez les sujets de niveau socio-éducatif élevé.
  • Les autres facteurs sont si l’on écarte les radiations, les produits chimiques, les médicaments et les virus qui ne semblent pas en cause dans la maladie de Crohn, il faut suspecter les bactéries et les aliments. Le tabac intervient aussi, car le Crohn est plus fréquent et plus grave chez les fumeurs. Des macromolécules issues du tabac se mêlent donc aux macromolécules bactériennes et alimentaires véhiculées par les leucocytes à travers les parois du tube digestif.

La maladie de Crohn s’accompagne d’une hyperméabilité de l’intestin grêle.

Car les malades présentent nettement plus souvent que les témoins normaux certaines affections auto-immunes. Il s’agit notamment de la spondylarthrite ankylosante, du purpura thrombocytopénique idiopathique, du lupus érythémateux disséminé, de la sclérose en plaques et de certaines pathologies d’élimination tels que le psoriasis, ou la maladie de Behçet. Le point commun à tous ces états est une augmentation de la perméabilité de l’intestin grêle. Celle-ci a été directement démontrée dans la maladie de Crohn. De plus les apparentés aux malades ont étudiées et la plupart (85%) ont une perméabilité intestinale normale. Alors que les autres (15%) ont une perméabilité intestinale nettement accrue et ce sont eux qui ont un risque élevé de développer une maladie de Crohn. Il a été démontré qu’une augmentation de l’hyperperméabilité habituelle de l’intestin grêle était annonciatrice d’une poussée du Crohn. De plus il a été mis en évidence qu’une distension des jonctions serrés qui unissent les entérocytes, suggère des perturbations de la contractilité du cytosquelette des entérocytes.

La nutrition artificielle est remarquablement efficace dans la maladie de Crohn.

En quoi consiste la nutrition artificielle, eh bien simplement à remplacer la nourriture habituelle par un mélange d’acides aminés, de sucres simples et de graisses simples. Ce mélange est administré soit par perfusion intraveineuse et l’on parle alors d’alimentation parentérale ou par voie buccale et l’on parle dans ce cas d’alimentation élémentaire. On sait depuis de nombreuses années que la nutrition artificielle élémentaire est supérieure aux corticoïdes et constitue le meilleur traitement de la maladie de Crohn. En effet, la nutrition artificielle obtient en quelques jours une rémission chez la plupart des malades. Malheureusement elle est rarement prolongée au-delà de quelques semaines, car elle nécessite, soit 4 heures par jour de perfusions intraveineuses, soit l’absorption d’un produit au goût écœurant. De ce fait quelque temps après l’arrêt du traitement, les patients rechutent. Toutefois, on ne connait pas précisément le mode d’action de la nutrition artificielle. Selon le Docteur Jean Seignalet, elle serait dû à la forte diminution ou à la suppression des molécules nuisibles dans l’intestin grêle. En effet les céréales, les produits laitiers, les produits cuits sont totalement abolis et les corps de structure simple qui les remplacent ne posent aucun problème pour les enzymes et les mucines. De plus, la flore bactérienne est profondément modifiée dans le bon sens.

Certains aliments sont dangereux dans la maladie de Crohn.

En 1993, des médecins ont soumis 93 personnes atteintes de la maladie de Crohn au régime élémentaire, durant 14 jours et ils ont obtenus une rémission chez 78 d’entre eux. Puis ils ont séparé ceux-ci en deux groupes. Le premier groupe constitué de 38 personnes ont repris leur nutrition habituelle et ont été traités par corticoïdes. Le second groupe constitué de 40 personnes ont réintroduit chaque jour dans leur alimentation un nouvel aliment. Chaque aliment qui réveillait des symptômes telles que la diarrhée ou des douleurs a été considéré comme dangereux et a été exclu. Il s’agissait : du maïs, du blé, du lait, des levures, des œufs cuits, des pommes de terre cuit, du seigle, du thé, du café, des pommes, de l’avoine, du chocolat, des champignons cuits.

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De ce fait, avec un simple régime d’exclusion, les rémissions ont été bien plus longues qu’avec les corticoïdes. Il est intéressant de noter que les céréales, le lait et certains produits cuits paraissent fréquemment redoutables pour les personnes atteintes de la maladie de Crohn.

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b/ Quels sont les résultats du régime hypotoxique du Docteur Jean Seignalet ?

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Le régime hypotoxique a été mis en œuvre auprès de 99 personnes atteintes de la maladie de Crohn. Toutefois le Docteur Jean Seignalet, ne retiendra que les 72 personnes dont le recul est supérieur à un an pour cette présentation. Le bilan est de 62 succès franc, avec une rémission complète ou quasi complète des symptômes de la maladie de Crohn. Pour neufs personnes ces résultats ont été plus nuancés et il n’y a eu qu’un seul véritable échec !

Par conséquent pour 72 personnes, 62 rémission complètes, 9 partielles et 1 échec. C’est plutôt bien non ?

En ce qui concerne l’unique échec, il s’agit d’une femme de 42 ans.  Le changement nutritionnel a nettement atténué les troubles digestifs, mais a laissé persister une asthénie marquée, des périodes de fièvre autour de 38°C et des douleurs articulaires multiples. Pour expliquer cette résistance inhabituelle à sa méthode, le Docteur Jan Seignalet n’a que des hypothèses.

Voici les trois hypothèses les plus vraisemblables expliquant cet échec :

  • L’impossibilité de restaurer l’étanchéité de la muqueuse duodénale et jéjunale, celle-ci ayant été trop gravement lésée.
  • La nécessité d’une diététique plus prolongée, bien que celle-ci soit très bien suivie depuis deux ans. Mais la maladie de Crohn avait 30 ans d’ancienneté, ce qui suggère que la quantité de molécules à éliminer était importante et n’est peut-être pas épuisée.
  • Une structure cérébrale particulière chez une femme intelligente, sensible, qui a subi depuis son enfance une multitude de stress dans plusieurs domaines.

Je vous présente un peu plus loin dans cet article un cas de succès partiel et un cas de réussite complète.

c/ Quels sont les molécules à éliminer :

Chez un individu qui mange « moderne » et dont la muqueuse de l’intestin grêle est devenue trop perméable, de nombreuses molécules alimentaires et bactériennes, incassables par les enzymes humaines, pénètrent dans la circulation sanguine. L’accumulation de ces déchets conduit aux maladies d’encrassage. L’organisme humain cherche donc à se débarrasser de ces produits indésirables.

Les molécules à éliminer comprennent :

  • Certaines molécules de Maillard.
  • Certaines polyamines alimentaires ou bactériennes.
  • Les lipopolysaccharides des parois bactériennes.
  • Les isomères de glucides, de lipides et de protéines.

Pour ne citer que les principales.

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d/ Les moyens employés pour l’élimination.

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Ils sont de trois ordres :

  • Le transport des déchets par certains leucocytes. Les macrophages et les polynucléaires neutrophiles peuvent capter les macromolécules entières et les amener, après avoir traversé un émonctoire cutané ou muqueux, jusqu’à l’extérieur de l’organisme. Ces leucocytes sont de véritables éboueurs, qui sont expulsés dans le milieu ambiant en même temps que leur chargement.
  • La desquamation de cellules épithéliales, au niveau de la peau ou des muqueuses.
  • L’hypersécrétion de glandes, dont les canaux s’abouchent à la peau ou à une muqueuse.

 

Celons l’avis du Docteur Jean Seignalet, les polynucléaires neutrophiles et les macrophages sont les chefs d’orchestre de cette entreprise d’épuration, grâce à la libération de cytokines :

  • Ils recrutent d’autres leucocytes : lymphocytes, plasmocytes, éosinophiles, mastocytes, qui vont collaborer avec eux.
  • Ils stimulent la multiplication de cellules épithéliales, dont la desquamation va emporter les leucocytes qui ont pénétré dans l’épithélium.
  • Ils stimulent les cellules glandulaires qui augmentent leurs sécrétions, celles-ci pouvant être riches en toxines ou en leucocytes chargés de ces toxines et infiltrés dans la glande.

e/ Ma compréhension des hypothèses du Docteur Jean Seignalet.

Je reprends avec d’autres termes ma compréhension des hypothèses du Docteur Jean Seignalet.

Une infection rhinopharyngée et/ou l’alimentation moderne modifient la flore intestinale et causent une digestion insuffisante de certains aliments.

La flore intestinale de putréfaction cause un excès de macromolécules bactériennes et alimentaires, ainsi qu’une réponse des lymphocytes de la paroi de l’intestin grêle contre certaines bactéries qui va également causer un excès de macromolécules bactériennes et alimentaires.

En parallèle à cela notre alimentation moderne va favoriser une hyperméabilité de la muqueuse de l’intestins grêle. Il en est de même pour le stress qui va causer une production d’interféron et également favoriser une hyperméabilité de la muqueuse de l’intestins grêle.

Cette hyperméabilité de la muqueuse de l’intestin grêle va permettre le passage de macromolécules bactériennes et alimentaires dans la circulation sanguine de l’intestin, ce qui va à présent stimuler les Cytokines qui vont générer une hypersécrétion de cellules à mucus et de ce fait on va éliminer des glaires. Les Cytokines vont également stimuler une desquamation (écaillage de plaques d’épiderme) de cellules épithéliales.

En parallèle les infiltrats de leucocytes vont réagir avec les bactéries présente pour générer des cellules géantes qui vont provoquer des Granulome inflammatoire et des microabcès.

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4/ Quels résultats a-t-il obtenus avec des personnes atteintes de la maladie de Crohn ?

a/ Madame B.

Madame

Cas de Mme B, âgée de 45 ans, qui a pour seuls antécédents personnels une sinusite chronique ancienne et une colite banale. Elle vient demander conseil au Docteur Jean Seignalet en octobre 1996 pour une maladie de Crohn évoluant depuis 14 ans.

C’est en effet en 1982 que sont apparus les premiers symptômes : Une asthénie importante des douleurs abdominales et une diarrhée chronique, avec 20 selles liquides par jour. L’endoscopie et les biopsies mettent en évidence des aspects typiques de Crohn : ulcérations, microabcès et granulomes inflammatoires. Les lésions sont localisées à l’iléon terminal et au cæcum.

Les traitements médicaux (sulfasalazine, salicylés, corticoïdes) ne peuvent enrayer la progression de ce Crohn qui va se compliquer à trois reprises d’abcès volumineux, le premier en 1983, le second en 1989 et le troisième en 1990. Le premier abcès a obligé à réséquer l’iléon terminal et le cæcum. Les deux abcès suivants situés dans la zone d’anastomose ont entraîné chacun l’ablation de 20 centimètres de colon. Après ces trois interventions chirurgicales, la maladie est entrée en rémission pendant cinq ans. En 1995, le Crohn repart et va bientôt se compliquer à nouveau. L’inflammation provoque une fibrose se traduisant par un rétrécissement de la région anastomotique, sur une longueur de 20 centimètres de colon.  Cette sténose est responsable d’épisodes de subocclusion intestinale. La malade a cependant pu éviter une quatrième opération, mais le Crohn est toujours évolutif.

Mme B a toujours été strictement végétarienne. Depuis l’apparition du Crohn, elle suit les conseils diététiques classiques pour cette affection et évite les fruits et les crudités. Elle se rabat donc sur les céréales et les produits laitiers.

Le régime hypotoxique a été suivi de façon correcte. La patiente a supprimé d’elle-même les médicaments qu’elle jugeait inefficaces. Le Docteur Jean Seignalet a revu Mme B après 15 mois d’application du régime hypotoxique. Elle a toujours des accès subocclusifs. Son état général est assez bon et sa fatigue s’est atténuée. Elle a en moyenne trois selles trop liquides par jour, contenant parfois quelques glaires.

Commentaires du Docteur Jean Seignalet :

Alors que la maladie de Crohn passe pour incurable, on s’aperçoit que l’application du régime hypotoxique conduit à une rémission complète.

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Le régime hypotoxique agit probablement de la même manière que la nutrition artificielle, mais il a l’avantage d’être agréable sur le plan gastronomique et praticable ad vitam aeternam.

Il existe chez cette malade un tabagisme, de l’ordre de 20 cigarettes par jour. Le tabac est un élément favorisant du Crohn. Il n’a pas empêché l’effet bénéfique du régime hypotoxique, de même qu’il n’empêche pas l’effet bénéfique de la nutrition artificielle.

Le Crohn et la SPA sont beaucoup plus souvent associés que ne le voudrait le hasard. Ceci est lié celons le Docteur Jean Seignalet à l’hyperperméabilité de l’intestin grêle commune à ces deux cas.

c/ Mademoiselle D.

Mademoiselle D est âgée de 19 ans, ne possède aucun antécédent pathologique important. Depuis juin 1994, elle est fortement handicapée par des troubles digestifs, qui se sont installés assez brutalement à la suite d’un stress constitué par une interruption volontaire de grosse. Des douleurs de la paroi gauche de l’abdomen souvent vives s’accompagnement de l’émission de selles très nombreuses, jusqu’à 30 par jour, liquides et parfois sanglantes. L’état général est altéré. On ne note pas de fièvre, ni de masse palpable à l’examen de l’abdomen. On croit d’abord à une étiologie infectieuse, mais tous les traitements échouent.

Au cours des mois suivants, le tableau s’aggrave progressivement. L’asthénie devient intense, la leucocytose sanguine va croissant avec 16 000 globules blancs, la vitesse de sédimentation est de plus en plus accélérée. La jeune femme va consulter un gastro-entérologue qui pratique une endoscopie et des biopsies. Il observe une atteinte étendue sur 30 centimètres de la dernière anse iléale, avec des ulcérations de la muqueuse et un œdème de la sous-muqueuse. L’examen anatomopathologique montre un infiltrat inflammatoire avec de nombreux leucocytes, en particulier beaucoup de polynucléaires et des microabcès. On ne constate pas de granulomes inflammatoires.

Mademoiselle

Le diagnostic de la maladie de Crohn est porté. Des corticoïdes sont administrés à doses dégressives, puis relayés par des salicylés. Ce traitement améliore la situation, mais le Crohn reste actif. La malade a peur de manger, car les repas réveillent souvent les troubles digestifs, provoquant des douleurs abdominales et une diarrhée brutale.

Mademoiselle D se présente au cabinet du Docteur Jean Seignalet après 15 mois d’évolution. Le régime hypotoxique est mis en place et pratiqué de façon très correcte. En moins d’un mois, la rémission complète est obtenue et persiste toujours après huit ans d’application du régime hypotoxique. La fatigue a complètement disparu et le tonus physique et psychique est excellent. Les douleurs abdominales ne se sont pas reproduites. Le transit intestinal et l’aspect des selles se sont normalisés. Les repas sont maintenant abordés sans aucune crainte. Le taux de leucocytes sanguins et la vitesse de sédimentation (VS) se sont corrigés. Les médicaments ont été rapidement diminués, puis arrêtés.

Lorsque Mademoiselle subit des stress ou fait des entorses au régime, des signes mineurs de Crohn réapparaissent. Dans l’ensemble, la situation est excellente et la patiente continue sans difficultés ses études, s’est mariée et a eu un enfant, sans problèmes particulier.

Commentaires du Docteur Jean Seignalet :

Malgré l’absence de granulomes inflammatoires dans les zones biopsiées, le diagnostic de Crohn ne fait aucun doute. La seule maladie qui, en pratique, peut simuler un Crohn est la Rectocolite Hémorragique (RCH). Mais la (RCH) ne touche jamais la dernière anse iléale.

La poussée initiale a été déclenchée par un stress et les minimes résurgences actuelles de la maladie de Crohn sont induites par des stress. Ce fait peut s’expliquer par le mécanisme suivant, auquel le Docteur Jean Seignalet a déjà fait appel au sujet d’autre maladies : Stress égale réponse de cellules du système nerveux central, égale libération de neuropeptides, égale stimulation des lymphocytes TH1, égale sécrétion d’interféron y, égale fixation de l’interféron y sur des répéteurs au pôle basal des entérocytes, égale écartement des entérocytes, égale passage d’un nombre nettement accru de macromolécules nocives, égale recrutement de beaucoup de leucocytes pour transporter ces molécules à travers la paroi de l’iléon terminal, égale nette augmentation de l’infiltrat cellulaire transpariétal, égale libération de médiateurs de l’inflammation, égale poussée de la maladie de Crohn. Les corticoïdes et les salicylés ont souvent un effet favorable, mais ne peuvent guérir la maladie de Crohn. En effet ils s’attaquent à l’inflammation, mais non à la cause de l’inflammation.

Le régime hypotoxique est beaucoup plus efficace, car il corrige l’hyperperméabilité de la muqueuse de l’intestin grêle, que le Docteur Jean Seignalet considère comme le facteur étiologique essentiel du Crohn.

Conclusion de cet article.

La maladie de Crohn a une mauvaise réputation qui est tout à fait justifiée, car on n’en guérit pas. De plus, elle est douloureuse, fatigante, invalidante et grevée de complications nécessitant de multiples interventions chirurgicales. Pourtant, dans l’expérience du Docteur Jean Seignalet en 1998, elle a presque toujours été curable par un mode nutritionnel bien choisi.

Bien entendu, comme à l’ordinaire lorsqu’on utilise le régime hypotoxique, il s’agit de rémissions et non de guérisons. Si le patient retourne à l’alimentation moderne, il est voué tôt ou tard à la rechute.

Le Docteur Jean Seignalet, aurait trouvé très instructif de savoir si ces beaux succès cliniques s’accompagnent de la disparition des signes histologiques. Hélas, la plupart de ces sujets, une fois tirés d’affaire d’une maladie qui les persécutait souvent depuis plusieurs années, n’avaient guère envie de se livrer à de nouvelles explorations.

Une endoscopie de contrôle avec biopsie n’a pu être pratiquée que chez neuf d’entre eux. Dans six cas, les lésions s’étaient effacées, dans les trois autres, elles persistaient, mais avaient fortement diminué en superficie et en intensité, ce qui peut s’interpréter de deux manières :

  • La rémission clinique précède la rémission histologique et cette dernière arrivera après un délai plus long.
  • Les anomalies histologiques sont définitives, mais modérées, se situant au-dessous du seuil nécessaire à l’apparition des signes cliniques.

Finalement, selon le Docteur Jean Seignalet, le régime hypotoxique constituerait la seule thérapeutique fréquemment ou constamment efficace et change radicalement le pronostic de la maladie de Crohn.

Médecin (13)

Références bibliographiques :

L’alimentation ou la troisième médecine.

Soigner par l’alimentation – Comprendre les maladies chroniques.

Comprendre et pratiquer le régime Seignalet.

Guide pour lire comprendre et pratiquer l’alimentation ou la troisième médecine.

La 3ème cuisine.

L’alimentation crue 400 recettes.

Voilà ce troisième article concernant le régime du Docteur Jean Seignalet se termine. Si vous avez la maladie de Crohn je vous invite à prendre un peu de recul et de revenir plus tard sur certains points de cet article afin de mieux comprendre les mécanismes présentés par le Docteur Jean Seignalet et les bienfaits que pourrait éventuellement vous apporter un changement alimentaire dans le cadre de votre maladie de Crohn.

Puis, un peu plus tard, je vous invite à prendre connaissance du quatrième article de cette série qui vous présente des recettes adaptées au régime du Docteur Jean Seignalet, également appelé régime hypotoxique ou régime ancestral.

 

A très bientôt,

Thierry Klethi l'expert du bien-être intestinal - La santé en mangeant

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