Définitions

Cancer

CANCER

Le terme ” cancer ” est un terme général qui désigne le développement et la multiplication incontrôlés de certaines cellules tissulaires. A l’état normal, le système immunitaire tue et élimine ces cellules. Il est des circonstances ou le système immunitaire, pour des raisons non connues, semble débordé et n’assure plus cette fonction éliminatrice en laissant se développer des tumeurs malignes. Selon leur type cellulaire, on divise les cancers en carcinomes ou épithéliomas (atteinte des tissus de revêtement des organes et conduits) dont les adénocarcinomes et en sarcomes (atteinte du tissu conjonctif ou tissu de connexion et de cohésion des organes).

 

LE CANCER DU COLON

Le cancer du côlon : qu’est-ce que c’est ?

Comme son nom l’indique, le cancer colorectal se forme dans le côlon ou dans le rectum, la dernière partie du gros intestin.

Le cancer colorectal arrive au 3eme rang des cancers les plus courants au Canada, autant chez les hommes que chez les femmes. Un homme sur 14 et 1 femme sur 15 risquent d’avoir un cancer colorectal au cours de leur vie1.

Le cancer colorectal est beaucoup plus fréquent dans les pays industrialisés. Les habitudes de vie, principalement l’alimentation, jouent d’ailleurs un rôle primordial dans son apparition. Cela explique, par exemple, que les Japonais, peu touchés par le cancer colorectal au Japon, le deviennent tout autant que leurs concitoyens américains quelques années après avoir émigré aux États-Unis et adopté leur diète.

Certaines personnes peuvent le contracter en raison d’une prédisposition héréditaire. Mais dans 75 % des cas, l’hérédité n’est pas en cause.

 

Évolution

Le cancer colorectal prend plusieurs années à se former, comme la majorité des cancers. Il le fait habituellement à partir de polypes dans la paroi tapissant l’intérieur du côlon. Les polypes sont de petites excroissances charnues. Il en existe plusieurs genres. Le plus souvent, ils sont bénins. Cependant, on sait que certains d’entre eux peuvent devenir cancéreux. Cela prend en moyenne 10 ans à un polype pour former une tumeur cancéreuse. Les polypes (cancéreux ou non) causent parfois des malaises digestifs. Pour plus de renseignements, voyez notre fiche Polypes intestinaux.

Dès que le médecin détecte des polypes chez un patient, il procède à des analyses afin de savoir s’ils posent un risque pour sa santé.

À un stade d’évolution avancé, le cancer colorectal peut se propager vers les ganglions lymphatiques, puis vers le foie et ensuite à d’autres parties du corps en formant des métastases.

Actuellement, plus de la moitié des cas sont diagnostiqués chez des personnes âgées de 70 ans et plus1. Les professionnels de la santé souhaiteraient que plus de gens subissent les tests de dépistage de façon régulière, dès l’âge de 50 ans, et plus tôt chez les personnes à risque. Plus le cancer est détecté tôt, et il est possible de le faire avant l’arrivée des symptômes, meilleures sont les chances de guérison.

 

Quand consulter

En cas de sang dans les selles ou encore de diarrhée ou de constipation qui persiste, il est important de consulter un médecin. Pour les personnes à risque, il est avisé de subir un test de dépistage. Discutez-en avec votre médecin.

 

LE CANCER DU PANCREAS

Le pancréas est une glande digestive d’environ 15 cm de long, logée en profondeur dans l’abdomen, derrière l’estomac et enserrée dans le duodénum qui est la première partie de l’intestin grêle.

Il intervient dans la digestion en sécrétant des enzymes pancréatiques. C’est sa fonction dite exocrine.

Il joue un rôle essentiel dans la régulation du taux de glucose dans le sang par sa sécrétion d’hormones comme l’insuline et le glucagon. C’est sa fonction endocrine.

Le cancer du pancréas est dû à la formation d’une tumeur maligne, c’est-à-dire à la prolifération anormale de cellules cancéreuses susceptible de se propager ailleurs dans l’organisme. Plus de 95 % des tumeurs pancréatiques touchent la région assurant la fonction exocrine du pancréas, c’est-à-dire celle qui fabrique les enzymes pancréatiques nécessaires à la digestion. Ce sont généralement des adénocarcinomes. Cette fiche est consacrée exclusivement à ce type de tumeur.

Ce dossier ne traite pas d’autres formes de cancer du pancréas, qui sont moins fréquentes.

 

Évolution et prévalence

Le cancer du pancréas représente environ 2 % des nouveaux cas de cancers détectés chaque année au Canada. En France, on estime chaque année à environ 9000 le nombre de nouveaux cas de cancers du pancréas. Il concerne autant les hommes que les femmes, et en grande majorité les personnes de 50 ans ou plus.

 

CANCER DU FOIE

Qu’est-ce que le cancer du foie ?

Le cancer du foie se manifeste lorsque des cellules anormales se forment de façon incontrôlée dans ses tissus. Le cancer primitif (aussi appelé hépatocarcinome) est un cancer qui prend naissance dans les cellules du foie (appelées hépatocytes). Le cancer secondaire ou métastatique provient d’un cancer qui s’est d’abord formé ailleurs dans l’organisme avant de se propager dans le foie par voie sanguine.

La croissance des cellules anormales peut provoquer la formation d’une tumeur bénigne ou maligne. Une tumeur bénigne ne menace pas de se propager au reste de l’organisme et peut être enlevée sans risque de complications. Cependant, une tumeur maligne doit être traitée, car elle peut se propager et représente une menace à la survie.

Situé du côté droit de l’abdomen, sous le diaphragme et à droite de l’estomac, le foie est l’un des organes les plus volumineux. Ses fonctions sont multiples et importantes :

Il filtre les toxines absorbées par l’organisme.

Il emmagasine et transforme les nutriments absorbés par les intestins.

Il fabrique des protéines qui contribuent à la coagulation du sang.

Il produit la bile qui permet à l’organisme d’absorber les graisses et le cholestérol.

Il contribue à réguler le taux de glucose (glycémie) et de certaines hormones.

 

Symptômes du cancer du foie

Au début de la maladie, le cancer du foie ne déclenche que très rarement des symptômes spécifiques et évidents. Il est donc difficile de diagnostiquer la maladie à un stade précoce. Ce cancer est plus souvent dépisté lorsqu’il a atteint un stade avancé. À ce stade, il peut se manifester par les symptômes suivants :

une perte de poids inexpliquée ;

des douleurs à l’abdomen ;

une perte d’appétit ;

des nausées et vomissements ;

une fatigue généralisée ;

l’apparition d’une masse dans la région du foie ;

une jaunisse (teint et yeux jaunes, selles pâles et urines foncées).

Attention, ces symptômes n’indiquent pas forcément la présence d’une tumeur cancéreuse. Ils peuvent être les signes d’autres problèmes de santé plus courants. Si de tels symptômes se manifestent, il est important de consulter un médecin pour que celui-ci fasse les examens adéquats et en détermine la cause, surtout pour les personnes à risque.

 

Personnes à risque

Les personnes atteintes d’hépatite B ou C chronique

Les patients souffrant de cirrhose du foie quelle qu’en soit l’origine ;

Celles qui consomment de l’alcool en excès.

Les personnes diabétiques.

Les personnes souffrant d’obésité.

Les personnes souffrant d’une surcharge en fer (hémochromatose, maladie d’origine génétique fréquente en Bretagne à cause d’une mutation d’un gène transmis par les ancêtres celtes) ;

Les personnes souffrant d’une surcharge de graisses au niveau du foie, tels :

Les personnes diabétiques.

Les personnes souffrant d’obésité

 

Types

La forme la plus courante de cancer primitif du foie est le carcinome hépatocellulaire qui se forme à partir les cellules du foie (hépatocytes).

Il existe d’autres formes de cancer du foie, moins courantes, comme le cholangiocarcinome qui touche le conduit qui mène la bile produite par le foie à la vésicule biliaire ; ou encore l’angiosarcome, très rare, issu de la paroi des vaisseaux sanguins du foie.

Cette fiche traite uniquement du carcinome hépatocellulaire.

 

Prévalence

C’est le 5ème cancer le plus fréquent dans le monde. Au Canada, le cancer du foie est relativement rare et compte pour moins de 1 % des cas et des décès causés par le cancer.

Les régions où l’incidence du cancer du foie est la plus élevées sont les régions ou l’infection par les virus de l’Hépatite B de l’Hépatite C est importante, tels en Asie, en Afrique, centrale ou de l’Est. L’infection par le Virus de l’Hépatite B serait en cause dans 50 à 80 % des carcinomes hépato cellulaires.

 

LE CANCER DU SEIN

Un cancer signifie la présence de cellules anormales qui se multiplient de façon incontrôlée. Dans le cas du cancer du sein, les cellules peuvent rester dans le sein ou se répandre dans le corps par les vaisseaux sanguins ou lymphatiques. La plupart du temps, la progression d’un cancer du sein prend plusieurs mois et même quelques années.

Le cancer du sein est le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes à travers le monde, autant avant qu’après la ménopause1. Une femme sur 9 sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie et 1 femme sur 27 en mourra.

Le plus souvent, le cancer du sein survient après 50 ans. Le taux de survie 5 ans après le diagnostic varie de 80 % à 90 %, selon l’âge et le type de cancer.

Le nombre de personnes atteintes a progressé légèrement mais régulièrement, au cours des 3 dernières décennies. En revanche, le taux de mortalité a continuellement diminué au cours de la même période, grâce aux progrès réalisés en matière de dépistage, de diagnostic et de traitement.

Mentionnons que les hommes peuvent aussi en être touchés ; ils représentent 1 % de l’ensemble des cas.

 

Le sein

Le sein se compose de graisse, de glandes et de canaux (voir le schéma ci-contre). Les glandes, agencées en lobules, produisent le lait et les canaux (canaux de lactation ou galactophores) servent à transporter le lait jusqu’au mamelon. Les tissus mammaires sont influencés par des hormones produites par les femmes en quantité variable tout au long de leur vie (puberté, grossesse, allaitement…). Ces hormones sont l’œstrogène et la progestérone.

 

Types de cancer du sein

Les divers types de cancers du sein évoluent de façon différente :

 

Cancer non invasif

Carcinome canalaire in situ. C’est le type le plus fréquent de cancer du sein non invasif chez la femme. Comme son nom l’indique, il se forme à l’intérieur des canaux de lactation du sein. On diagnostique beaucoup plus fréquemment ce type de cancer depuis l’utilisation plus répandue de la mammographie. Le traitement de ce cancer mène à la guérison dans presque tous les cas. Normalement, il ne se dissémine pas. Dans des cas exceptionnels, sans traitement, il poursuit sa croissance et peut alors devenir « infiltrant » donc se propager à l’extérieur des canaux de lactation.

 

Cancer invasif ou infiltrant

Ces formes de cancer envahissent les tissus autour des canaux de lactation, mais demeurent à l’intérieur du sein. Par contre, si la tumeur n’est pas traitée, elle peut se disséminer à d’autres parties du corps (par exemple, les os, les poumons ou le foie) en générant des métastases.

Carcinome canalaire. Il se forme dans les canaux de lactation. Les cellules cancéreuses traversent la paroi des canaux ;

Carcinome lobulaire. Les cellules cancéreuses apparaissent dans les lobules regroupés dans les lobes. Puis, elles traversent la paroi des lobules et se disséminent dans les tissus environnants ;

Carcinome inflammatoire. Un cancer rare qui se caractérise principalement par un sein qui peut devenir rouge, enflé et chaud. La peau du sein peut aussi prendre l’aspect d’une peau d’orange. Ce type de cancer progresse plus rapidement et est plus difficile à traiter ;

Autres carcinomes (médullaires, colloïdes ou mucineux, tubulaires, papillaires). Ces types de cancer du sein sont plus rares. Les principales différences entre ces types de cancer reposent sur le type de cellules touchées ;

Maladie de Paget. Un cancer rare qui se manifeste par une petite plaie au mamelon qui ne guérit pas.

 

Causes

On connaît plusieurs facteurs de risque du cancer du sein. Cependant, dans la plupart des cas, il est impossible d’expliquer les raisons de son apparition chez une personne en particulier.

 

Des mutations sur des gènes, transmises d’une génération à l’autre ou bien acquises au cours de la vie (l’exposition à des radiations ou à certains produits chimiques toxiques, par exemple, peut modifier les gènes), peuvent causer un cancer du sein. Les gènes BRCA1 et BRCA2, par exemple, sont des gènes de susceptibilité aux cancers du sein et de l’ovaire. Les femmes qui portent des mutations de ces gènes ont un très haut risque de cancer.

 

Évolution

Les chances de guérison dépendent du type de cancer et de son stade d’évolution au moment où on entreprend les traitements. Divers facteurs influencent la rapidité à laquelle une tumeur va croître. Pour en savoir plus sur les stades d’évolution du cancer, consultez notre fiche Cancer.

 

SOURCE :

Image Passeportsanté.net
https://www.passeportsante.net

 

 

 

 

 

 

Thierry KLETHI - Blog La santé en mangeant

 

 

 

A très bientôt,
Thierry Klethi

La santé en mangeant

 

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