Définitions

Définition des Maladies inflammatoires chroniques intestinales

DÉFINITION DES MALADIES INFLAMMATOIRES CHRONIQUES INTESTINALES (MICI)

Les maladies inflammatoires chroniques intestinales appelées aussi MICI, sont représentées par la maladie de Crohn et la recto-colique ulcéro hémorragique. Comme leur nom l’indique, elles touchent les intestins où elles provoquent des inflammations de leur paroi, et elles surviennent par poussées avec des récidives.

Chez les personnes atteintes de ces maladies, le risque de la survenue d’un cancer du côlon est particulièrement plus marqué que dans la population générale.

 

ÉPIDÉMIOLOGIE

  • Les MICI ont eu une progression fulgurante dans les pays industrialisés entre 1945 et 1980. Par la suite, le nombre de ces maladies s’est stabilisé dans le monde entier, sauf en France (en particulier dans le Nord) et en Belgique où il a progressé.
  • Par ailleurs on retrouve en France et en Belgique une proportion importante de formes familiales de la maladie de Crohn. On suppose que des facteurs environnementaux et génétiques sont en cause dans ces régions.
  • Ailleurs dans le monde, la proportion de ces maladies est importante dans les pays qui présentent la plus forte progression industrielle (Asie, Japon, Afrique du Sud).

FACTEURS DE RISQUE

  • Tabac. Il augmente le risque de maladie de Crohn, mais …diminuerait le risque de RCUH !
  • Pollution
    • Appendicectomie après l’adolescence (alors que l’appendicectomie avant l’âge adulte protégerait de la RCUH.
    • Alimentation (en particulier la nourriture fast-food) qui augmente autant la maladie de Crohn que la RCUH
  • Stress
  • Une hygiène alimentaire excessive durant l’enfance. En effet, comme pour toutes les maladies auto-immunes, elle empêcherait l’organisme de s’adapter dès son plus jeune âge à diverses bactéries et provoquerait à l’âge adulte une réaction excessive.
  • Le gène CARD 15 présent sur le chromosome 16 et sur le 3, le 7 et le 12, est un facteur de risque important. En effet les personnes portant une mutation sur ce gène, ont 40 fois plus de risque de développer une maladie de Crohn que les personnes de la population générale.

TRAITEMENTS

  • Les 5-Amino salicylés ont une bonne efficacité dans 85% des cas et ont peu d’effets indésirables avec une bonne tolérance.
    • Les corticoïdes sont utiles en cas d’échec des 5 amino sallicylés.
    • Les biothérapies (TNF Alpha, comme le Remicade*) sont utilisées en cas d’échec (10% des cas)
    • Quant à la chirurgie elle est réservée aux patients atteints de maladie de Crohn résistante au traitement ou ayant entraîné des complications.

 

Source :

Image docteurclic

 

 

 

 

http://www.docteurclic.com

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