Définitions

Vitamine A

VITAMINE A.

La vitamine A est également appelée rétinol, bêta-carotène, ou encore caroténoïdes.

 

Vitamine A

Son origine.

En 2000 avant J-C.

Il y a plus de 4000 ans, les médecins perses utilisaient un test très simple pour juger de la qualité de la vision nocturne. Il s’agissait de repérer deux étoiles, Mizar et Alcor, dans la constellation de la Grande Ourse. L’une brillait fortement, alors que l’autre scintillait d’un éclat plus faible. Si vous pouviez identifier la seconde, Alcor, c’était le signe que votre vision était parfaite. Dans le cas contraire, un traitement s’imposait, ni douloureux, ni forcément désagréable : on vous prescrivait un régime à base de carottes. 😉

 

En 450 avant J-C.

C’est en 450 avant Jésus-Christ, que le médecin grec Hippocrate faisait toujours appel au test de la Grande Ourse pour évaluer la vision de ses patients. Mais le traitement avait changé : pour corriger le problème, Hippocrate avait mis au point un remède aussi efficace que les carottes, mais plus rapide. Il prescrivait du foie de veau.

Les Perses savaient qu’une substance contenue dans certains légumes améliorait la qualité de la vision. Hippocrate avait également identifié un ingrédient actif dans le foie de veau. Chacun de leur côté, ils avaient mis en évidence l’un des effets de la vitamine A et les deux manières dont elle nous est apportée par l’alimentation.

 

Au début de l’ère chrétienne.

C’est au début de l’ère chrétienne, le médecin romain Celsus fut le premier à décrire une maladie, qu’il nomma « xérophtalmie », La maladie était à l’origine d’une forme courante de cécité chez les enfants.

 

Au 19ème siècle.

C’est au 19ème siècle, la xérophtalmie est fréquente en Europe et le médecin britannique Magendie est le premier à soupçonner qu’elle est due à une carence d’origine alimentaire : il montre que la maladie apparaît chez les chiens soumis à un régime qui n’apporte que du gluten de blé (protéines), de l’amidon {glucides), du sucre et de l’huile d’olive.

 

En 1913.

La vitamine A n’a été découverte qu’en 1913 par Elmer Mc Collum et Marguerite Davis, deux chercheurs de l’université du Wisconsin et par Thomas Osborne et Lafayette Mendel de la Connecticut Experiment Station. Travaillant de façon indépendante, les deux équipes ont mis en évidence la présence une substance essentielle dans les corps gras alimentaires.  Mc Collum et Davis ont observé le beurre et le jaune d’œuf, alors qu’Osborne et Mendel, se sont intéressé à l’huile de foie de morue. Les chercheurs ont montré qu’en l’absence de cet élément, les animaux de laboratoire étaient atteints d’une infection oculaire. Ils baptisèrent cette substance fat-soluble A (A liposoluble). En 1915, Mc Collum et Davis ont noté que les carences en fat-soluble A provoquent une baisse, voire une altération complète de la vision nocturne. De ce fait, ils ont donné raison à Hippocrate.

 

En 1919.

On en était là quand, en 1919, un autre chercheur de l’université du Wisconsin, Steenbock, remarqua que les carottes, les pommes de terre douces et le maïs contenaient une substance bizarre. Cette molécule semblait nécessaire à la croissance et à la reproduction. Un an plus tard, Drummond, un scientifique britannique, proposa que cette substance soit appelée vitamine A. On brûlait, mais il a fallu attendre 1930 pour qu’un autre Britannique, Moore, montre qu’il s’agissait en réalité de bêta-carotène, ou encore provitamine A, une sorte de vitamine A en devenir. En 1931, le Suisse Karrer isola la substance active dans de l’huile de poisson et détermina sa formule chimique.

 

En 1937.

Champagne, l’humanité tenait pour la première fois une vitamine dont on pouvait décrire la structure ! Karrer reçut le prix Nobel pour cette découverte, et pour ses travaux sur une autre vitamine, la riboflavine (vitamine B2). En 1937, Karrer réussit à produire de la vitamine A sous une forme cristalline à partir d’huile de poisson. La forme synthétique est l’œuvre d’lsler, des laboratoires suisses Hoffmann-La Roche, qui la réalisa en 1947. Depuis, près de 2 500 dérivés de la vitamine A (rétinoïdes) ont été synthétisés.

Vitamine A, bêta-carotène … Jusqu’à une date récente, on pensait que le principal intérêt de la vitamine A était de prévenir des troubles de la vision. Le bêta-carotène, de son côté, intéressait les chercheurs pour sa capacité à guérir certaines maladies de la peau. Depuis, ces deux substances connaissent une notoriété grandissante.

Que s’est-il passé ? D’une part, la vitamine A s’est révélée efficace pour diminuer la mortalité due à certaines maladies infectieuses. Et des dérivés de la vitamine A sont étudiés pour leur activité antitumorale. De son côté, le bêta-carotène a conquis son autonomie : indépendamment de sa capacité à donner naissance à Ia vitamine A dans l’organisme, le bêta-carotène possède des propriétés propres qui l’apparentent à la vitamine C et à la vitamine E, ces substances appelées « antioxydants ». Les anti-oxydants ont la tâche de désamorcer ou d’éteindre les incendies cellulaires allumés par des particules très réactives, les radicaux libres (facteurs du vieillissement accéléré, et de nombreuses maladies dégénératives comme le cancer ou l’athérosclérose). La recherche sur le bêta-carotène a conduit les scientifiques à se pencher avec plus d’attention sur la grande famille dont il est le chef de file, les caroténoïdes.

Aujourd’hui, vitamine A et caroténoïdes constituent un domaine considérable et prometteur de l’exploration nutritionnelle.

 

 

Ses caractéristiques.

Quelle est la différence entre la vitamine A et la provitamine A ?

Vitamine A - Rétinol

Le rétinol.

Pour l’expliquer il va falloir aborder quelques notions simples de chimie. En effet lorsque l’on consomme des graisses animales, du foie, du jaune d’œuf, ou du beurre, on avale en même temps de la vitamine A sous une forme d’ester de rétinol. Qui est transformé dans notre intestin en rétinol, ça y est nous avons la forme biologiquement active de la vitamine A (le rétinol est un alcool). Cette transformation à été réalisé par des enzymes de notre pancréas.

Cependant, le rétinol n’est pas la seule forme sous laquelle la vitamine A est utilisée par nos cellules. Il existe deux autres formes actives, que l’on appelle « rétinal » et « acide rétinoïque » ou « vitamine A acide », mais nous y reviendrons. Retenons simplement que la vitamine A sous forme d’ester de rétinol peut être utilisée directement par notre corps et que ce rétinol est apporté par les aliments d’origine animale.

De plus, le rétinol n’est pas la seule forme sous laquelle la vitamine A est utilisée par nos cellules. Nous pouvons également obtenir notre ration de vitamine A en consommant certains végétaux comme les légumes verts, ou les carottes. Dans ce cas, ce n’est pas la forme active de la Vitamine A qui pénètre dans l’organisme, mais une famille de nutriments appelés « caroténoïdes ». C’est une famille très nombreuse, puisqu’il existe plus de 560 caroténoïdes. Seule une partie de ces caroténoïdes (une dizaine environ) ont la propriété remarquable de donner naissance à la vitamine A. Le plus connu, parce que le plus apte â opérer cette transformation, est le bêta-carotène. Ce dernier passe dans l’intestin et c’est à ce niveau qu’il est transformé en rétinol, c’est-à-dire en vitamine A.

 

 

Flavonoïdes - Lycopène - bêta-carotène

 

Le bêta-carotène.

Le bêta-carotène possède cette propriété pour une raison très simple. Chimiquement, il ressemble grossièrement à deux molécules de rétinol qu’on aurait soudées par le milieu. L’organisme tire parti de cette ressemblance en faisant « sauter » la soudure grâce à une enzyme de l’intestin. Puis de l’oxygène vient se mêler à la partie et le bêta-carotène donne ainsi naissance à deux molécules de rétinaldéhyde, qui sont par une autre réaction transformée en rétinol. Cette caractéristique du bêta-carotène lui vaut le nom de provitamine A (c’est-à-dire le précurseur de la vitamine A).

Nous avons donc découvert la raison pour laquelle tous les caroténoïdes ne peuvent être transformés en vitamine A. Pour que cette réaction soit possible, le candidat caroténoïde doit avoir une molécule dont la moitié au moins ressemble au rétinol. Le bêta-carotène est exemplaire, puisque chaque moitié de sa structure satisfait à cette condition. C’est donc le caroténoïde le plus efficace. Les autres caroténoïdes capables de donner naissance à de la vitamine A ne lui arrivent pas à la cheville. Au mieux, ils possèdent la moitié de son efficacité et ils ne sont même pas aussi abondants dans les végétaux.

Toutefois ces caroténoïdes ont de nombreuses autres qualités utiles pour notre organisme. Il s’agit notamment de l’alpha-carotène, du gamma-carotène, du bêta-cryptoxanthine et du bêta-carotène-5,6-époxyde.

 

Pourquoi le flamant est-il rose ?

Avant de s’intéresser à l’activité du rétinol, une remarque. Les animaux supérieurs sont incapables de synthétiser du rétinol à partir de molécules plus petites. Ils sont obligés de s’approvisionner en provitamine A auprès des plantes, lesquelles ne peuvent en revanche pas synthétiser de rétinol.

Ainsi le rétinol contenu dans le foie de veau ou de poisson a-t-il été d’abord fabriqué par l’animal à partir de sa consommation de végétaux. Certains animaux ont d’ailleurs beaucoup de mal à cacher leur attrait pour les plantes à caroténoïdes : les flamands, les homards, les saumons se nourrissent de tels végétaux et c’est en s’accumulant dans les plumes, la chair ou la carapace que ces pigments donnent à chaque espèce sa couleur si reconnaissable.

Quant à nous, nous profitons simplement du travail de transformation que les espèces animales accomplissent. Cela dit, tous les animaux ne convertissent pas les caroténoïdes avec la même efficacité. Par exemple, la poule n’est pas un modèle d’économie. Des caroténoïdes intacts échappent à la transformation et vont se déposer un peu partout, y compris dans le jaune d’œuf, auquel ils donnent sa couleur. Le rat n’est pas non plus très fort pour transformer les caroténoïdes, ce qui n’a d’ailleurs aucune importance d’un point de vue diététique sauf en cas de famine et pour les quelques peuplades qui prisent le ragoût de rongeurs. 😉

Médecins et biochimistes réservent généralement le terme de « vitamine A » à la vitamine préformée. C’est-à-dire celle que l’on trouve dans les produits d’origine animale.

 

 

Comment la mesurer ?

Les Unités Internationales UI.

A l’origine, le contenu des aliments en vitamine A et les apports conseillés ont été exprimés en UI (unités internationales). Ce standard avait été déterminé à partir d’études menées chez les rats, qui semblaient montrer que 50 % du bêta-carotène ingéré par ces animaux était converti en vitamine A ; on avait donc retenu que 1 UI est égal à 0.344 mcg de rétinylacétate, ainsi qu’à 0,30 mcg de rétinol, 0,60 mcg de bêta-carotène et 1.2 mcg d’autres caroténoïdes précurseurs.

 

Les Equivalents en rétinols ER.

En réalité, c’est moins de 50 % du bêta-carotène que nous consommons qui peut donner naissance à la vitamine A. Afin de tenir compte de l’activité médiocre du bêta-carotène et des autres caroténoïdes, l’OMS a proposé en 1967 que le standard UI soit abandonné au profit d’un nouveau mode de calcul, qui exprimerait la teneur en vitamine A, en prenant pour référence l’équivalent de leur poids en rétinol. Ce nouveau standard a été baptisé ER (équivalents-rétinol). Le principe admet que le bêta-carotène est intrinsèquement deux fois moins actif que le rétinol et il est aussi trois fois moins bien absorbé. Donc, le bêta-carotène est au final six fois moins actif que le rétinol.

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Les autres caroténoïdes sont quatre fois moins actifs que le rétinol et trois fois moins bien absorbés. Ils sont donc globalement douze fois moins actifs que le rétinol. Les formules de conversion en ER découlent de ce qui précède et 1 ER équivaut à 1 mcg de rétinol, ainsi qu’à 6 mcg de bêta-carotène et 12 mcg d’autres caroténoïdes provitamine A.

 

Conversion entre les UI et les ER.

Le passage des ER aux UI et inversement se fait de la manière suivante : 1 ER équivaut à 3,33 UI et 1 UI équivaut à 0,3 ER.

Pour prendre un exemple concret, un plat qui contient 500 mcg de rétinol et 1 800 mcg de bêta-carotène à 800 ER d’activité vitaminique (soit 500 + 1800/6).

 

 

Comment absorbons-nous la vitamine A.

Le rôle de notre foie.

La vitamine A est stockée dans notre foie.

Le rétinol d’origine animale ou d’origine végétale est ré-estérifié dans les cellules de l’intestin, c’est-à-dire qu’un acide lui est adjoint. Cet acide provient de substances qu’on appelle acides gras. Les esters de rétinol sont pris en charge par des cellules particulières qu’on appelle chylomicrons, puis incorporés dans les cellules du foie. Dans le foie, les esters de rétinol sont tout simplement stockés aussi longtemps que l’organisme n’en a pas besoin. Le foie agit donc comme une réserve à vitamine A. L’organisme puise dans cette réserve pour maintenir une concentration optimale de vitamine A dans l’organisme puise dans cette réserve pour maintenir une concentration optimale de vitamine A dans le sang.

 

Le transport de la vitamine A.

Lorsque de la vitamine A doit être libérée par le foie pour répondre aux besoins des cellules, les esters de rétinol (la forme de stockage de la vitamine A) sont convertis en rétinol (une des formes de transition), puis confiés aux bons soins d’un taxi qui circule dans le sang, en l’occurrence une grosse protéine de transport, la RBP (rétinol-binding protein). La RSP va permettre au rétinol de circuler dans le sang. En effet le plasma est un milieu aqueux, alors que Ia vitamine A est insoluble dans l’eau. En se liant à elle, la RBP protège son « passager », des dommages chimiques ou biologiques. La RBP ne se contente pas de transporter la vitamine A. Elle assure aussi la livraison aux cellules, en se liant à des récepteurs spécifiquement ménagés sur les membranes. A ce stade, la RBP a donc rempli sa mission.

 

Dans la cellule.

En pénétrant dans la cellule, la précieuse vitamine est prise en charge par une autre protéine qu’on appelle CRBP (cellular rétinol-binding protein), qui un peu à la précédente, sauf que son rayon d’action est intracellulaire. Ici prend fin le périple du rétinol. Dans la cellule, il pourra donner naissance à plusieurs dérivés : rétinyl esters, rétinyl phosphate, rétinyl glucuronides, rhodospine, rétinal, acide rétinoïque (la forme active principale). Ces deux dernières formes jouent des rôles très importants dans l’organisme. Le rétinal est issu de l’oxydation du rétinol. C’est un élément actif du pigment visuel.

Le rétinal peut à son tour être oxydé pour donner de l’acide rétinoïque, une substance qui module la différenciation cellulaire, c’est-à-dire la capacité d’une cellule à se spécialiser. Cette particularité est très importante dans les mécanismes de lutte contre la cancérogenèse.

 

Dans le sang.

Dans le sang, la concentration de rétinol est de l’ordre de 0,3 mg par litre et celle des caroténoïdes est comprise entre 0,8 et 1,2 mg par litre. Le bêta-carotène représente 15 à 30 % des caroténoïdes qui circulants (liés à des lipoprotéines). Ainsi, la concentration de lycopène (un autre caroténoïde) dans le sérum sanguin peut égaler, voire dépasser, celle du bêta-carotène. De même, la cryptoxanthine est généralement présente en quantité égale à celle de lycopène. L’alpha-carotène peut représenter jusqu’à 10 % des caroténoïdes. Enfin, les autres caroténoïdes majeurs sont la lutéine, la zéaxanthine et la canthaxanthine. Il convient toutefois de noter que les caroténoïdes qui n’ont pas d’action vitaminique A, comme la lutéine ou le lycopène, sont absorbés dans l’intestin sous leur forme d’origine et retrouvés tels quels dans le sang ou sous forme oxydée, ce qui montre qu’ils agissent comme anti-oxydants.

Environ 10 à 20 % de la vitamine A alimentaire n’est pas absorbée. Elle est éliminée dans les selles. 20 à 60% de la fraction absorbée est dégradée et éliminée dans l’urine et les selles. Les caroténoïdes sont mal absorbés. La cuisson augmente la quantité de caroténoïdes biodisponibles, mais ils sont mieux absorbés sous forme de suppléments.

 

 

Où la trouver ?

Viande

La vitamine A préformée.

80 à 90 % de la vitamine A qu’on absorbe provient des animaux et 50 à 60 % des caroténoïdes.

 

Les caroténoïdes.

Dans les chloroplastes des plantes, les caroténoïdes permettent la photosynthèse qui est réalisée par la chlorophylle. En effet, l’exposition aux ultraviolets entraîne la formation d’oxygène singulet, un cousin des radicaux libres. Sans la protection antioxydante des caroténoïdes, les feuilles et les fruits seraient brûlés par le soleil. Leur voisinage avec la chlorophylle explique que les caroténoïdes soient particulièrement abondants dans les légumes à feuilles vert sombre comme les épinards ou les brocolis.

 

 

Carottes

 

Le bêtacarotène.

Vous trouverez du bêta-carotène dans les choux, les carottes, et les fruits jaunes comme les abricots, potirons et melons. Les tomates contiennent surtout du lycopène (un caroténoïde non précurseur de la vitamine A) et les épinards, ou encore les brocolis de la lutéine.

Il est nécessaire de consommer de manière régulière des aliments riches en caroténoïdes pour maintenir leur niveau sanguin dans des zones favorables. L’absorption du bêta-carotène et de la vitamine A est d’autant plus importante qu’ils sont absorbés avec des graisses, d’où la bonne idée d’assaisonner vos crudités et salades d’un peu d’huile. L’un des effets pervers d’une alimentation pauvre en graisses est de limiter cette absorption.

On trouve surtout du rétinol dans le foie, l’huile de foie de poissons (morue, requin), les œufs et les laitages.

Les teneurs des aliments en caroténoïdes et en vitamine A dépendent de leur qualité. Les œufs de poules nourries à la farine en contiennent beaucoup moins que les œufs de poules qui ont picoré dans le pré. Pour que le saumon d’élevage soit rose, on est obligé de le supplémenter en caroténoïdes de synthèse.

Les caroténoïdes subissent peu de pertes à la congélation. En revanche, les pertes sont sensibles lorsque les légumes ou les fruits sont exposés à la lumière, au soleil ou à la température. A la cuisson, les légumes verts perdent 15 à 20 % de leur teneur en vitamine A, et les légumes jaune-orange 30 à 35 %.

La vitamine A s’oxyde rapidement et est détruite par les ultraviolets de la lumière solaire. Du beurre exposé en fines tranches à l’air et à une température de 50° C perd toute son activité vitaminique A en l’espace de 6 heures.

 

 

Quels sont nos besoins ?

Les doses quotidiennes recommandées en France et aux USA (USRDA) sont résumées dans le tableau suivant.

Le CNERNA (Centre national de coordination des études et recherches sur la nutrition et l’alimentation), l’organisme gouvernemental chargé en France d’établir les apports conseillés, estime que le bêta-carotène devrait constituer au moins 60 % de cette ration, soit 3 à 5 mg par jour. Dans la réalité, il se situe autour de 30 % des apports.

Mais le bêta-carotène ayant bien d’autres propriétés que celle d’être le précurseur de la vitamine A, de plus en plus de chercheurs estiment que le taux minimal de bêta-carotène dans le sang devrait se situer autour de 0,5 à 0,7 mcmol par litre. Ces valeurs sont atteintes avec une consommation quotidienne de 15 à 20 mg de bêta-carotène, ce qui va bien au-delà et des recommandations et des habitudes actuelles.

 

Les doses de vitamine A recommandées en mcg et en ER par jour en France.

Nourrissons : 350-400

Petits enfants de 1 à 3 ans : 350-400

Enfants de 4 à 9 ans : 500-800

Grands enfants de 10 à 12 ans : 700-900

Petits adolescents de 13 à 19 ans : 900-1000

Adolescentes de 13 à 19 ans : 800·1000

Hommes adultes : 1000-1100

Femmes adultes : 800-900

Les femmes enceintes : 900-1000

Et les femmes allaitantes : 1300-1400

 

 

Déficience et carences.

Effets sur notre peau.

Lorsque vous manquez sérieusement de vitamine A, l’état de votre peau s’altère. Elle devient rugueuse, un peu comme si s’installait une chair de poule permanente.

 

Effets sur nos yeux.

Les yeux sont atteints : ils deviennent rouges et irritables ; une hyper sensitivité à la lumière se développe ; la vision nocturne baisse. Cette condition s’appelle héméralopie. Elle est mise en évidence lorsque la personne passe d’une zone baignée par une lumière vive à une zone d’ombre ou de pénombre, comme cela peut arriver lorsqu’on conduit la nuit et qu’on doit s’adapter à une alternance de lueurs de phares et de pénombre. Une personne qui manque de vitamine A sera incapable de négocier ces brusques changements de luminosité et restera « aveugle » quelques secondes.

 

Risque d’anémie…

Autre conséquence des carences en vitamine A, une anémie peut s’installer, même si le régime alimentaire est riche en fer, car le rétinol et l’acide rétinoïque sont nécessaires pour que l’organisme synthétise de la transferrine, une protéine qui achemine le fer depuis le foie.

 

Risque de calculs rénaux…

Le manque de vitamine A, augmente les risques de calculs rénaux et d’allergies. De plus, il déprime également notre système immunitaire, ce qui augmente la susceptibilité aux infections.

 

Risque d’ulcération et d’infection de la cornée…

Dans les formes graves et rares, il y a ulcération et atteinte infectieuse de la cornée et perte permanente de la vision. C’est la xérophtalmie. La xérophtalmie reste la cause majeure de perte de la vision chez les jeunes enfants. Elle frappe en particulier l’Afrique, l’Asie du Sud-Est, l’Amérique latine et le Proche-Orient. On compte 6 à 7 millions de nouveaux cas de xérophtalmie par an, dont l’issue est le plus souvent tragique (60 % de décès après un an, 10 % de cécité totale).

 

Des déficiences fréquentes

Même si elles ne sont pas aussi graves, les déficiences en vitamine A ne sont pas rares dans les pays occidentaux. Nous consommons de plus en plus de graisses purifiées, donc pauvres en vitamines liposolubles, sans que la consommation de légumes frais, riches en bêta-carotène, ait fait un bond spectaculaire : entre 1980 et 1988. La consommation individuelle de ces légumes n’a progressé que de 5 % selon l’INSEE. Par ailleurs, les femmes sont très nombreuses à suivre des régimes pauvres en graisses et en glucides.

Aux États-Unis, une étude citée par le Center for Science in the Public Interest relève que 40 à 60 % de la population consommerait moins des deux tiers des doses en vitamine A recommandées (RDA). Entre 18 et 50 ans, l’assiette quotidienne des Américains contiendrait à peine 1,5 mg de bêta-carotènes

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En France, la situation semble a priori rassurante. En conclusion de l’enquête « Val-de-Marne » de 1991. Destinée à évaluer le statut nutritionnel d’une population de Français, les chercheurs notent ainsi que « peu de sujets se retrouvent avec des taux de rétinol correspondent à un risque de déficience ». Mais il faut savoir que le taux de rétinol dans le sérum est un bien piètre indicateur du statut vitaminique. Ainsi, le taux sérique de vitamine A ne permet pas de révéler de carence lorsque celle-ci s’installe progressivement. Il faut vraiment attendre les derniers stades, alors que des signes cliniques sont déjà flagrants, pour que l’analyse de sang permette de déceler une carence. Malgré ces aléas, l’enquête « Val-de-Marne » conclut que les enfants, les sujets âgés, les adultes jeunes de sexe masculin et les femmes en âge de procréer « apparaissent à plus haut risque de non-couverture de leurs besoins en vitamine A ».

 

 

Les symptômes de carence en vitamine A

Sur la vision.

Les conséquences des symptômes de carence en vitamine A sur la vision par ordre d’apparition sont une baisse de la vision nocturne (nyctalopie), une conjonctivite, puis une xérophtalmie qui est une sécheresse de la cornée, accompagnée d’une infection oculaire et d’une kératomalacie (un ramollissement et une kératinisation de notre cornée) et enfin la cécité.

 

Les autres symptômes de carence.

Les autres conséquences d’une carence sont un ralentissement de notre croissance, des caries dentaires, une hyperkératose de notre peau, une augmentation de la susceptibilité aux infections, des diarrhées, des calculs rénaux, des troubles de ta reproduction (infertilité, croissance embryonnaire anormale et avortements spontanés)

Un quart des Françaises en particulier auraient un apport en vitamine A proche de l’état d’alerte. Une étude française récente a mis en évidence la prévalence de faibles taux plasmatiques de vitamine A dans une population de personnes âgées, par rapport à de jeunes adultes.

Les femmes qui prennent des contraceptifs oraux, les fumeurs et les grands buveurs ont un taux de bêta-carotène dans le sang sensiblement inférieur à la normale (les alcooliques ont aussi un taux de vitamine A très bas). Les malades d’Alzheimer ont des taux de vitamine A et de bêta-carotène sensiblement plus bas que les personnes en bonne santé, une situation qui pourrait accélérer les processus dégénératifs du cerveau.

 

 

Attention aux excès de vitamine A.

Intoxication à la vitamine A sous forme de rétinol.

Si on absorbe de la vitamine A sous forme de rétinol en excès, l’organisme ne pouvant pas l’éliminer directement. Il va donc la stocker, dans notre foie, qui lui pourra l’éliminer à raison de 0,5% par jour. Cependant si on en absorbe en trop grande quantité par supplémentation, par des médicaments ou en consommant de l’huile de foie de poisson, cela peut nous conduire à une intoxication.

 

Intoxication aiguë.

Si on ingère ponctuellement plus de 500 000 ER de vitamine A, on va déclencher une intoxication aiguë à la vitamine A sous forme de rétinol.

Les symptômes de cette intoxication aiguë sont des maux de tête, des nausées et quelquefois des hémorragies.

Mais rassurez-vous, ces troubles vont généralement disparaître dès l’arrêt de la consommation de rétinol.

 

Intoxication chronique.

Cependant la consommation de plusieurs dizaines de milliers d’ER par jour sur plusieurs mois ou plusieurs années peut déclencher une intoxication chronique à la vitamine A sous forme de rétinol.

Les symptômes sont des maux de tête, des chutes de cheveux, des troubles cutanés tels que des érythèmes ou des desquamations. Mais aussi des atteintes des muqueuses tels que des stomatites ou des conjonctivites. Ainsi que des troubles hépatiques tels que des cirrhoses, ou des douleurs osseuses et articulaires.

 

Pour les femmes enceintes.

La vitamine A est nécessaire en cas de grossesse, mais une consommation excessive peut générer des malformations du fœtus. Il convient donc de veiller à ne pas consommer plus de 10 000 UI de vitamine A par jour en supplémentation de votre alimentation. Ni plus de 15 000 UI de vitamine A par jour en tenant compte de votre supplémentation et de l’apport de votre alimentation.

 

Attention !

Attention !

Je vous conseille d’éviter de manger durant le premier trimestre de votre grossesse du foie de morue ou du foie de porc. La consommation des autres types de foies devra également se limiter à une fois par mois maximum.

Il convient également d’éviter les compléments alimentaires qui contiennent de fortes doses de vitamine A. Si vous souhaitez absolument vous suppléer en vitamine A, je vous conseille fortement de privilégier la vitamine A sous forme de bêta-carotène. L’explication de mes propos est donnée dans le paragraphe concernant le bêta-carotène. 😉

Il convient également d’éviter d’utiliser les crèmes à base d’acide rétinoïque ou de ses dérivés. Car ce sont des composés acides de la vitamine A.

 

 

Vitamine A

 

La vitamine A issue du bêta-carotène.

Le bêta-carotène de nos carottes est transformé par notre corps en vitamine A.

Y-a-t-il donc un risque d’intoxication à la vitamine A, si nous consommons beaucoup de carottes ?

NON, rassurez-vous il n’y a aucun risque intoxication à la vitamine A, dû à la consommation de bêta-carotène. Car notre organisme est capable de réguler parfaitement cette production de vitamine A. De ce fait, si nous avons besoin de vitamine A, il va transformer le bêta-carotène pour produire cette vitamine. Mais si nous suffisamment de vitamine A, il ne va pas en produire.

 

Revenons rapidement à nos femmes enceintes.

Si vous prenez une supplémentation directement en vitamine A en trop forte quantité durant le premier trimestre de votre grossesse, vous risquez des malformations du fœtus. ☹

Cependant si vous prenez votre supplémentation sous forme de bêta-carotène, de jus de carottes ou même en mangeant de nombreuses carottes. Vous ne risquez pas de nuire à votre fœtus, car le cops ajustera parfaitement la quantité de vitamine A nécessaire pour le bon développement de votre fœtus. Alors vive le bêta-carotène et les carottes ! 😊

 

Mais que devient le bêta-carotène non transformé en vitamine A ?

Eh bien, le bêta-carotène non transformé en, vitamine A est stocké nos tissus, dont tout particulièrement dans notre peau. Si nous y stockons énormément de bêta-carotène, il est possible que notre peau se colore d’un léger jaune-orangé. 😉

Si cela vous arrive, ne vous inquiétez pas, il suffira simplement de réduire votre consommation de suppléments alimentaire, ou d’éviter de consommer plus de trois kilos de carottes par semaines.

 

 

Docteur

 

Se soigner avec la vitamine A.

Pour protéger nos yeux et prévenir de la cataracte.

Afin de prévenir la cataracte, il convient de limiter la dégénérescence des cellules de notre cristallin. En effet la cataracte est la conséquence de l’oxydation des tissus oculaires qui forme des molécules déformées, qui s’accumulent et bloquent la vision en opacifiant de notre cristallin.

La solution pour limiter cette oxydation est donc de consommer des anti-oxydants tels que la vitamine C, bien sûr mais également la vitamine E et le bêta-carotène. Les deux premières seront abordées dans leur publication spécifique, mais parlons plus précisément de l’intérêt du bêta-carotène.

En effet si nous n’avons pas suffisamment de bêta-carotène, le risque de cataracte est 1,7 fois plus élevé que pour une personne qui en dispose suffisamment. 😉

Hormis le bêta-carotène, nos carottes nous apportent également d’autres caroténoïdes tels que la lutéine ou la zéaxanthine qui sont également très efficaces pour lutter contre la cataracte.

Ces derniers (lutéine et zéaxanthine) sont également présents dans les épinards ou d’autres légumes à feuilles sombres.

Il n’est donc pas nécessaire de ne consommer que des carottes, les épinards vous protégeront également très bien de la cataracte. 😉

 

Prévenir la dégénérescence maculaire de la rétine.

Au centre de notre rétine on trouve une petite dépression qui permet de recevoir la lumière vive du soleil. Cette cavité qui est très concentrée en pigments jaunes, dont essentiellement des caroténoïdes (la lutéine et la zéaxanthine) est appelé la « macula ».

 

Dégénérescence de la « macula ».

Les symptômes de la dégénérescence de notre « macula » ou dégénérescence maculaire est l’apparition d’une diminution progressive et irréversible de la vision centrale. Cette pathologie est la cause principale de la pertite de vision chez les personnes de plus de 65 ans. De plus, il n’existe pas de traitement efficace pour l’inverser. ☹

 

Les causes.

Il est communément admis que cette dégénérescence vient d’un stress oxydatif de la « macula » qui génère des micro-cicatrices, qui favorisent l’accumulation de débris cellulaires. Ces déchets empêchent le transport de la vitamine A nécessaire pour régénérer les cellules qui ont absorbés la lumière. De ce fait ces cellules ne sont plus correctement régénérés et la vision s’obscurcie.

 

Les facteurs aggravant.

Les situations qui aggravent se phénomène sont principalement la consommation de tabac. Ainsi que les autres pratiques qui génèrent de grandes quantités de radicaux libres qui vont accélérer l’oxydation des cellules.

 

Des antioxydants pour nous préserver.

De nombreuses études ont démontrés que la consommation d’antioxydants tels que les vitamines A, C et E permettent de limiter l’oxydation des cellules et donc de réduire de manière conséquente la dégénérescence maculaire de notre rétine.

Il a également été démontré qu’une consommation régulière de caroténoïdes, permettait de réduire la dégénérescence maculaire de 43% par rapport à une personne qui n’en consomme pas.

 

Conclusion

 

Conclusion.

Je peux en déduire que pour limiter la dégénérescence maculaire de notre rétine, il convient d’éviter de fumer, de ne pas trop exposer nos yeux directement au soleil et de consommer nos fabuleux fruits et légumes frais. 😉

 

 

Lutter contre les infections.

La vitamine A permet également d’aider notre organisme à résister et à lutter contre les infections. En effet il a démontré que lors d’infections importante et tout particulièrement lors de diarrhées importantes ou de rougeole, le taux de vitamine a chuté de manière très importante.

Dans ces cas, une supplémentation en vitamine A permet d’améliorer nettement la guérison de ces infections, de limiter les complications sérieuses qui peuvent découler de ces infections et même réduire les fièvres.

 

 

Stimuler notre immunité.

Protéger nos muqueuses.

La vitamine A est nécessaire pour favoriser la sécrétion de mucus afin de protéger nos muqueuses.

En effet en cas de manque de vitamine A, nos muqueuse respiratoires, gastro-intestinales, de l’appareil génito-urinaire, mais aussi les cellules de la peau s’atrophient. Elles ne produisent pas de mucus utile pour protéger nos bronches et les autres voies de communications avec l’extérieur, ce qui facilite l’élimination des germes infectieux.

Mais en plus, elles se remplissent d’une protéine, la kératine, qui envahi l’espace cellulaire. Cette accumulation de kératine, créer des crevasses à la surface des muqueuses, par lequel s’infiltrent les micro-organismes pathogènes.

 

Permettre la croissance de nos cellules.

La vitamine A est nécessaire pour permettre à nos cellules de croître et de se différencier. Un manque de vitamine A, va donc limiter le renouvellement des tissus et diminuer leur capacité à s’opposer à l’invasion des virus et des bactéries. Ainsi que ralentir la cicatrisation de nos plaies.

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Permettre la multiplications de nos globules blancs.

Le manque de vitamine A réduit notre réponse immunitaire en limitant la réplication des globules blancs. En effet au contact d’un virus ou d’une bactérie, un dérivé de la vitamine A serait synthétisée et permettrait la réplication des globules blanc pour lutter contre cette agression.

Le bêta-carotène et les caroténoïdes permettent également de stimuler notre immunité. Ils permettent la formation de lymphocytes T chez les fumeurs, mais également d’autres composants tels que des cytokines ou des neutrophiles dont les capacités phagocytaires et bactéricide sont améliorées.

 

Lutter contre le cancer.

Plusieurs études épidémiologiques ont démontré qu’une consommation adéquate de vitamine A provenant du rétinol ou du bêta-carotène diminue de 40% le risque de développer un cancer. Notamment des tumeurs de la vessie, de la prostate, de la bouche, du larynx, des voies respiratoires, du sein, de l’œsophage et très probablement du côlon.

De plus elles démontrent qu’une carence de vitamine A augmente nettement les risques de cancer du poumon et de l’utérus.

Il a également été démontré qu’un bon taux de vitamine A à un effet significatif sur la réduction des métastases, la fréquence d’apparition, ainsi que le nombre des tumeurs. En d’autres termes le taux de cette vitamine influe clairement sur les chances de survie lors d’un cancer.

 

Protéger notre système cardio-vasculaire.

Plusieurs études démontrent que le bêta-carotène nous protège des maladies de notre système cardio-vasculaire. Cependant l’ensemble des résultats obtenus, ne sont pas suffisamment significatif pour pouvoir réellement mettre clairement cette propriété en avant.

 

 

Médicaments

 

Les supplémentations.

Notre alimentation.

Je vous conseille d’intégrer naturellement dans nos repas le maximum d’apports en bêta-carotène. Ainsi que d’autres caroténoïdes tels que le lycopène, la lutéine ou la zéaxanthine.

 

Où trouver de la vitamine A, des bêta-carotènes ou des caroténoïdes ?

Nous trouvons le bêta-carotène et les caroténoïdes dans les fruits et légumes frais que nous consommons, si possible tous les jours. 😉

Nous pouvons également trouver de la vitamine A préformé en consommant des aliments tels que du foie qui en est très riche.

 

Attention !

Attention !

Personnellement, je déconseille de consommer trop de vitamine A préformée car il ne faut oublier le risque d’intoxication à la vitamine A ou de malformation du fœtus pour les personnes enceintes.

Il convient donc clairement de privilégier la consommation de bêta-carotènes et de caroténoïdes, car avec ces nutriments notre organisme pourra adapter parfaitement le taux de vitamine A nécessaire à une parfaite santé. 😊

 

 

Les supplémentations en vitamine A.

Pour éviter l’oxydation des cellules.

Pour une supplémentation destinée à éviter l’oxydation de nos cellules, nous éviterons la vitamine A préformé à cause des problèmes de seuils. Nous allons opter clairement pour le bêta-carotène car il ne sera jamais toxique pour notre organisme. De plus, il a un bien meilleur effet antioxydant. 😊

On pourra également se complémenter avec des caroténoïdes qui sont également très antioxydant et peuvent se diffuser directement dans l’ensemble des graisses de notre organisme.

 

En cas de syndrome prémenstruel ou d’une rougeole.

On va privilégier la vitamine A préformé qui pourra agir directement pour renforcer notre organisme et favoriser notre rétablissement. Mais là, il ne s’agit pas vraiment de nutrition, mais plutôt de soins médicaux.

 

Contre le cancer.

Dans le cadre de traitements contre le cancer, nous allons privilégier des vitamines A super-actives tels que de l’acide rétinoïque.

 

 

Quand et comment ingérer nos supplémentations.

Quand ?

Il est préférable de consommer ses vitamines lors de nos repas.

 

Avec quoi ?

Pour les bénéfices antioxydants, il est conseillé de prendre également de la vitamine C avec la vitamine A. Car les deux sont bien complémentaire pour limiter l’oxydation de nos cellules.

Nous pouvons également la consommer avec de la vitamine E, qui limite l’oxydation du rétinol dans notre organisme.

La vitamine E va aussi réduire les risques de toxicité de la vitamine A.

Le zinc est nécessaire à la mobilisation de la vitamine A. En cas de carence, il sera nécessaire de se complémenter en zinc pour permettre d’augmenter significativement le taux de rétinol.

 

 

Moins

 

A éviter.

Lors d’une supplémentation en vitamine A, il convient d’éviter les laxatifs à base d’huile minérale qui vont perturber l’assimilation de la vitamine A et du bêta-carotène. Il en de même avec l’huile de paraffine, avec la cholestyramine (qui est un médicament hypocholestérolémiant) et la néomycine.

De plus les corticoïdes provoquent une diminution des réserves hépatiques (du foie) en vitamine A.

Et la pilule réduit les taux de bêta-carotène, mais augmente ceux du rétinol.

 

 

Une supplémentation en bêta-carotène et en carotènes pour qui et pour quoi ?

 

Pour freiner le vieillissement de nos cellules.

Le bêta-carotène, en association avec les autres caroténoïdes, la vitamine E, la vitamine C, le zinc, le magnésium et le sélénium dans le cadre d’une alimentation et d’un mode de vie équilibré peut diminuer nettement les agressions dues aux radicaux libres. 😉

 

Pour se protéger du soleil.

Le bêta-carotène à des propriétés phytoprotecteur qui permettra de limiter les effets néfastes d’une exposition prolongée au soleil. De plus les UVA ont pour effet de faire baisser le taux de bêta-carotène dans notre peau. Il est donc important de se supplier en bêta-carotène en cas de régulières expositions prolongées au soleil. 😊

 

Pour lutter contre le désèchement de notre peau.

Lorsque les acides gras des membranes des cellules de notre peau sont altérés, elle devient sèche. Dans ce cas, il est important de restaurer ces membranes. Le bêta-carotène, en association avec la vitamine E et le sélénium va les protéger de l’oxydation. De plus si vous prenez également du zinc et de l’acide gamma-linolénique (GLA) contenu dans les huiles de bourraches et d’onagre, ils vont permettre de rétablir la souplesse des membranes cellulaires de notre peau. 😉

 

Pour soigner l’eczéma, l’acné et d’autres allergies de la peau.

L’association du bêta-carotène, de la vitamine E, du sélénium, du zinc et du GLA est également bénéfique pour les personnes souffrant d’eczéma, d’acné ou d’autres allergies de la peau. 😊

 

Pour les femmes enceintes.

Une carence en bêta-carotène ou en vitamine A lors d’une grossesse augmente le risque de décollement placentaire, de retard de croissance intra-utérin et de prématurité. Cependant, une enquête a démontré que le Nord de la France près de 58% des femmes enceintes ne consomment pas suffisamment de bêta-carotène. ☹

 

En cas d’infection.

Une étude a démontré que lors d’une infection le taux de vitamine A dans notre organisme subis une très forte baisse. En effet, il a été démontré que près de 34% des personnes suivis, perdaient près de 50% de leurs vitamines A lors de l’infection. Sachant également que le bêta-carotène et le lycopène renforcent l’immunité. On comprend bien l’intérêt de se supplémenter en vitamine A ou en bêta-carotène lors d’une infection. 😉

 

Pour les fumeurs ou les personnes qui vivent dans une atmosphère toxique (grandes villes, usines, etc.).

Il est démontré que les fumeurs ont des taux de bêta-carotènes inférieur de 40% par rapport aux non-fumeurs. Pour lutter contre cette carence, il est préconisé de se supplémenter avec 20 mg de bêta-carotène par jour.

Une carence en bêta-carotène chez les fumeurs favorise le développement de maladies chroniques liées à l’obstruction des voies respiratoires tels que l’asthme, l’emphysème et la bronchite.

Je vous conseille également de consommer suffisamment de fruits et de légumes qui vous apportent des vitamines C. Ainsi que de vous supplémenter en vitamine C, vitamine E et en sélénium afin de réduire l’oxydation dû à votre habitude de fumer.

Mais l’idéal serait avant tout d’arrêter tous simplement de fumer. 😉

 

Pour les personnes âgées.

Les personnes âgées vivant en institution souffrent malheureusement bien souvent de carences en vitamines A, mais cela arrive également avec des personnes à priori en bonne santé qui ne vivent pas dans des institutions.

Les conséquences de ces déficits sont des anémies macrocytaires, des troubles de l’immunité, des troubles de la vision, des atteintes cutanées (des retards de cicatrisation ou des escarres). De plus, ils peuvent augmenter la toxicité des médicaments en réduisant leur dégradation par le foie.

 

Pour les diabétiques.

Une supplémentation en vitamine A permettra d’améliorer leur capacité de cicatrisation après une opération. Car les diabétiques cicatrisent très lentement.

De plus, leur pathologie accélère le vieillissement cellulaire. Afin de limiter cette situation, il est préférable de systématiquement se supplémenter avec des bêta-carotènes, des vitamines E, des vitamines C, du zinc, du magnésium et du sélénium très antioxydants.

 

Pour les grands buveurs.

L’alcool détruit les réserves de vitamine A stockées dans le foie. Pour compenser ce déficit, il convient de se supplémenter en bêta-carotène avec au moins 15 mg par jour. L’apport de vitamine A préformé est à éviter à cause des risques de toxicité si la capacité de la protéine de transport est dépassée.

 

Pour les malades traités pour des troubles d’absorption ou de pathologies chroniques du système digestif.

Les diarrhées prolongées ou les syndromes de malabsorption sont des risques de carence en vitamine A. Une supplémentation est donc utile.

 

Pour les cancéreux.

Les personnes souffrant d’un cancer ont intérêt à se supplémenter en fortes doses avec de bêta-carotène en plus de leurs traitements.

 

 

Dans quels cas on ne devraient pas se supplémenter en vitamine A ?

 

Les femmes enceintes.

Un excès de vitamine A préformée (rétinol) peut entraîner des malformations du fœtus. Ce risque est plus important durant les mois de la grossesse. Pour éviter ce risque, il convient de se supplémenter avec du bêta-carotène.

 

Lors de la prise de la pilule contraceptive.

Pour les femmes qui prennent la pilule, le taux de vitamine A dans le sang est 80% plus élevé que chez les autres personnes. Ce phénomène semble résulter d’une augmentation des capacités du corps à transformer le bêta-carotène en vitamine A. Consultez votre médecin si vous prenez la pilule contraceptive et souhaitez-vous complémenter en en vitamine A ou en bêta-carotène.

 

 

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

Le nouveau guide des vitamines

 

J’espère que cette définition vous a permis de comprendre la signification du mot « Vitamine A ». Ainsi que son rôle pour notre organisme et notre santé. Alors, je vous dis à très bientôt pour découvrir ensemble de nouvelles définitions.

 

Thierry KLETHI - Blog La santé en mangeant

A très bientôt,
Thierry Klethi

La santé en mangeant

 

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